Malik Sidibé, Seydou Keïta, Jean Depara... Si pour vous la photographie africaine s'arrête là, il est grand temps d'ouvrir les yeux. Cela dit, votre cas n'est pas isolé. Plus largement, c'est l'Occident tout entier qui est passé -et ne cesse de passe...

Malik Sidibé, Seydou Keïta, Jean Depara... Si pour vous la photographie africaine s'arrête là, il est grand temps d'ouvrir les yeux. Cela dit, votre cas n'est pas isolé. Plus largement, c'est l'Occident tout entier qui est passé -et ne cesse de passer- à côté de la production d'une mosaïque de pays au sein desquels la photographie représente pourtant le premier médium d'expression artistique. Pour preuve, même les célèbres Rencontres d'Arles affichent un bilan décevant en la matière. " Des Noirs en sujets, mais aucun derrière l'objectif", s'étonnait en 2019 Anna-Alix Koffi, éditrice de la revue Something We Africans Got, au regard de la programmation. Heureusement, Ekow Eshun, critique d'art basé à Londres, a décidé de remettre les pendules à l'heure. Cet observateur avisé de la scène artistique africaine vient faire paraître une somme essentielle sur le sujet. Sa sélection ultra-pertinente révèle le talent d'une cinquantaine de photographes venus des quatre coins du continent. Africa 21e siècle aborde, au fil de 300 images, des thématiques aussi variées que l'urbanisme, le poids de l'héritage colonial, ainsi que les questions de genre et d'identité.