Shoreditch. L'un des quartiers les plus "hispterifiés" de Londres. Les Fat White Family, qui y jouent le soir même à l'occasion d'une Pias Night, détonnent un peu dans le paysage. Ils ont beau avoir récemment fait la couverture du New Musical Express, les lascars dont les frasques et les excès rappellent les Sex Pistols n'ont rien des petits minets fringués tous pareils qu'on croise dans les micro-brasseries et les coffee-houses aux alentours de Liverpool Street. Les Fat White, c'est le Londres des nuits sans fin, de la dope, des sales enroules et des références douteuses. "Personne avec un tant soit peu de décence ne met encore les pieds ici, assène Lias Saudi, 28 ans, affable leader au cheveu long et gras de cette smala décadente qui affole l'Angleterre. A chaque fois qu'on revient de tournée, on doit déménager. Toute la ville devient trop propre et sage. D'ailleurs, tous les endroits que j'aimais fréquenter ont fermé ou ont été récupérés par des enculés. Londres devient aussi chiant que Paris. Une ville en chocolat pour les milliardaires et les touristes. Une még...