IDA LUPINO

Actrice appréciée ayant, à compter des années 30, aligné de nombreuses pépites, de The Gay Desperado à They Drive by Night; de On Dangerous Ground à The Big Knife, l'Américaine Ida Lupino sut doubler son profil de star de la Warner de celui de productrice et de réalisatrice, à une époque où cela n'avait rien d'évident. Et signa, à p...

Actrice appréciée ayant, à compter des années 30, aligné de nombreuses pépites, de The Gay Desperado à They Drive by Night; de On Dangerous Ground à The Big Knife, l'Américaine Ida Lupino sut doubler son profil de star de la Warner de celui de productrice et de réalisatrice, à une époque où cela n'avait rien d'évident. Et signa, à partir de 1950, des films aussi estimables que Outrage, The Hitch-Hicker ou encore The Bigamist, dans lequel on la retrouvait d'ailleurs aux côtés de Joan Fontaine. Avec ses collègues du Splendid, Josiane Balasko fit souffler un vent de fraîcheur sur la comédie française des années 70 et 80, à grand renfort de Bronzés et autre Père Noël est une ordure. A quoi elle allait, dès 1985 et Sac de n£uds, ajouter le profil de réalisatrice, reconnue par la critique comme le public 10 ans plus tard, à la faveur de Gazon maudit. Depuis, sa carrière s'est poursuivie avec un inégal bonheur des 2 côtés de la caméra -on peut la voir, pour l'heure, dans Sport de filles de Patricia Mazuy. Nicole Garcia, Sophie Marceau, Zabou Breitman, Agnès Jaoui, Maïwenn, Mélanie Laurent, et on en passe: le binôme actrice/réalisatrice semble ressortir à l'exception culturelle française. De celles-là, c'est sans doute Julie Delpy qui a connu le parcours le plus original, adoptant de savoureux accents anglo-saxons dans Looking for Jimmy et 2 Days in Paris, et croisant ensuite la route de La comtesse Bathory, avant un passage par la case autobiographique ( Le skylab). En attendant un portrait de Joe Strummer, pas moins... Pour son passage derrière la caméra, l'actrice de Sans toit ni loi opte pour un sujet on ne peut plus personnel, puisqu'elle consacre le documentaire Elle s'appelle Sabine à sa s£ur cadette, autiste. Le film confirme une belle sensibilité, que Sandrine Bonnaire s'apprête aujourd'hui à mettre à l'épreuve de la fiction: J'enrage de son absence, son second film, un drame psychologique où elle a notamment réuni William Hurt et Alexandra Lamy, est attendu dans les prochains mois...