Sans le tam-tam, certains pensent qu'ils seraient en prison, voire six pieds sous terre. Avant, ils étaient des Kulunas. Il n'y avait pas de boulot, alors ils ont commencé à racketter, à vivre hors la lo...

Sans le tam-tam, certains pensent qu'ils seraient en prison, voire six pieds sous terre. Avant, ils étaient des Kulunas. Il n'y avait pas de boulot, alors ils ont commencé à racketter, à vivre hors la loi et à sortir la machette pour un téléphone ou quelques billets. Quand ils n'étaient pas instrumentalisés par le politique. Aujourd'hui, ces anciens délinquants qui terrifiaient les rues de Kinshasa égaient le quartier populaire de Barumbu où ils étalent leurs talents de percussionnistes au sein du groupe Beta Mbonda. La photographe et cinéaste bruxelloise Marie-Françoise Plissart ( Le Quatrième mur, D'Errance et de racines, Atomium In/Out) suit dans les fragments du quotidien ces jeunes repentis qui rappent la récup' et la débrouillardise. Elle les filme dans leurs petits boulots, à collecter l'argent dans les bus et à repasser des costumes. Mais aussi en train de jouer aux dames tout en improvisant de la musique avec les capsules qui leur servent de pions.... Un docu singulier, à l'image de son sujet.