On avait quitté le réalisateur australien John Hillcoat sur The Road, entraînant Viggo Mortensen dans un suffocant cauchemar post-apocalyptique. On le retrouve aujourd'hui à l'horizon de l'Amérique de la prohibition, au tout début des années 30, cadre spatio-temporel de son nouveau film, Lawless ( lire la critique en page 30). Les hommes sans loi du titre français, ce sont les frères Bondurant, des "moonshiners", trafiquants d'alcool frelaté damant le pion à des autorités bien décidées à en finir, et guère plus sourcilleuses en matière de prescrits légaux au demeurant. Autres temps, autres m£urs? Voire. L'histoire semble d'ailleurs vouloir se jouer de la distance pour imposer un parallèle avec le présent. "Avec ce film, mon intention était aussi de dire quelque chose sur notre époque, commence Hillcoat, que l'on rencontre à Cannes, où Lawless a eu les honneurs de la compétition. D'où, par exemple, l'utilisation d'une chans...