Un moment, on se demande s'il ne faudrait pas un méga chausse-pied pour caler les 21 musiciens -et leur dirigeant Richard Rousselet- sur la modeste scène du Magic Mirrors, Grand-Place de Tournai. Début mai, le cruel printemps automnal baigne un festival accueillant entre autres Al Di Meola, Jan Garbarek et Melanie De Biasio. " Je l'ai eue comme élève au Conservatoire", sourit Rousselet lorsqu'on lui demande si la chanteuse ne s'apaise pas trop de son propre reflet. Rien de cela dans le West Music Club, collectif finalement installé sur le podium, en trois rangs derrière des pupitres à l'effigie d'un Marc Moulin jeune et rigolard. Période Placebo, groupe jazzo-funky avec lequel il va enregistrer trois albums marquants entre 1970 et 1974. Et qui, au-delà d'originaux amplement samplés, conservent un grigri désormais internationalement plébiscité. Rousselet précise: " Si tu réécoutes les disques, ils comportent de petites imperfections. Mais si les enregistrements avaient le groove, Marc s'en foutait et passait au morceau suivant. Il plébiscitait les premières prises."
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