Depuis quelques années, j'ai une tocade secrète: la psychogéographie. Ça me fascine mais je n'y connais à vrai dire pas grand-chose. Psychogéographiquement parlant, je ne suis nulle part. Je ne sais même pas si je suis vraiment "fait pour ça". "Ce néologisme a été créé par un mouvement d'inspiration marxiste, l'Internationale situationniste, en la personne de Guy Debord", nous apprend Wikipédia. Je ne connais vraiment du marxisme que ses caricatures et ses dérives. Je ne connais des situationnistes que sa récupération punk et consumériste, via Malcolm McLaren. Je n'ai jamais réussi à terminer un livre de Guy Debord. C'est donc mal barré, même si, en revanche, je me retrouve totalement dans la volonté psychogéographique de "décrire l'espace urbain comme un lieu ennuyeux", qui "organise une sorte d'aliénation aux services des temples de la consommation avec en point d'orgue l'impossible réappropriation de l'espace urbain par l'imaginaire". Ça, je comprends. Notamment parce qu'au début de mon adolescence, traîner au Woluwé Shopping Center et au GB d'Evere était une forme d'occupation. Nous cherchions à tromper l'ennui par l'ennui. Nous dérivions, aliénés, dans les temples de la consommation, même si le but était surtout d'y acheter des maxi-singles de Frankie Goes To Hollywood et des albums de Duran Duran. Aujourd'hui encore, je me sens une certaine affinité avec la psychogéograph...