Depuis sa création en 1938, le prix Victor Rossel célébrait les auteurs belges de romans ou de nouvelles, mais jamais de bande dessinée. Un affront qui appartient désormais au passé avec la création des "Victor Rossel de la BD", en réalité nés sur les cendres des prix Diagonale, qui étaient remis depuis dix ans par un jury du quotidien Le Soir à Louvain-la-Neuve.

Sous cette nouvelle nomination, trois prix seront remis chaque année : un Grand Prix décerné à un auteur pour l'ensemble de son oeuvre, le prix de la meilleure série et le prix du meilleur album, le tout décerné par une académie présidée par Bernard Yslaire et dans laquelle on retrouve onze auteurs tels que Berthet, Cauvin, Cosey, Dany, Dufaux, Hermann... et une seule autrice, Catel Muller.

Le premier Grand Prix a été décerné à Frank Legall, bientôt 60 ans, l'auteur de "Théodore Poussin" (édition Dupuis), dont le dernier volume, "Le dernier voyage de l'Amok", date de 2017.

Le prix de la meilleure série revient à "Stig & Tilde", de Max de Radiguès, chez Sarbacane, formidable série jeunesse dont un 3e tome est attendu dans quelques semaines.

Le prix Rossel du meilleur album de l'année a, lui, été décerné au non moins formidable "Trap" de Mathieu Burniat et Loup Michiels, chez Dargaud. Un album dont nous avions nous aussi pensé le plus grand bien.

Pour ces deux derniers prix, l'un des auteurs au moins doit être belge ou résider en Belgique.

Une mention spéciale du jury pour l'innovation en bande dessinée, en collaboration avec le comité belge de la SCAM, a d'autre part été décerné à David Vandermeulen pour la création de "La petite Bédéthèque des Savoirs", aux éditions Le Lombard.