Gilles Jacob tirant le portrait de l'acteur japonais Sessue Hayakawa dans Un homme cruel, Stéphane Olivié-Bisson retraçant le destin cruel de Max Linder à la faveur de Max, Melanie Benjamin s'attachant à l'amitié hors norme entre la scénariste Frances Marion et la petite fiancée de l'Amérique Mary Pickford dans Hollywood Boulevard: on ne compte plus désormais les romans s'inspirant de la vie de figures du 7e art, stars et autres, en quelque échange de bons procédés, le cinéma ayant, on le sait, trouvé dans la littérature une manne pratiquement inépuisable. Ainsi, aujourd'hui, de Douglas Sirk, le maître du mélodrame hollywoodien, dont Denis Rossano, auteur et journaliste français installé à Los Angeles, résume la vie chahutée d'un titre oxymore: Un père sans enfant, l'impossibilité de jamais revoir son fils Klaus, né d'un premier mariage avec une actrice ratée ayant ensuite épousé les idéaux nazis, et la quête désespérée en résultant, donnant son fil conducteur au roman.
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