Coprésident, aux côtés de Lydie Salvayre, du 33e Salon du livre de Genève, l'écrivain et journaliste Eric Fottorino inaugurait voici quelques jours cette nouvelle édition par une citation d'Annie Ernaux: "La littérature nous ouvre la porte de pays qu'on ne connaît pas." C'est d'autant plus vrai, sans doute, que le grand événement annuel des lettres suisses déroulait cette année le tapis rouge à une zone géographique - proche et méconnue à la fois. Un pays, ou plutôt un territoire, que les officiels suisses cachent mal, ce soir-là, leur embarras à présenter, sous le contrôle de la ministre Alda Greoli: "La Belgique francophone mais pas française", "La Vallonie" (sic), "La fédération... attendez je reprends mon papier pour ne pas me tromper... Wallonie... Bruxelles... J'espère que c'est dans le bon ordre!" Un peu à l'écart de la cérémonie, Aurore Boraczek, responsable Lettres et livres au sein du Service culture de Wallonie-Bruxelles international (WBI), s'affaire: "C'est le premier jour et on craint déjà de ne pas avoir assez de livres jusqu'à dimanche tant les gens achètent!" Le salon démarre bien, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Ville native de Rousseau et de Germaine de Staël, Genève est aussi un endroit de commerce...
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