Le groupe a été mis sur pied afin d'envisager une relance très concrète et à court terme du secteur culturel lourdement touché économiquement par le confinement lié au coronavirus et de repenser à plus long terme certaines politiques.

On retrouve une trentaine de personnes dont essentiellement des acteurs de terrain, actifs dans des théâtres, centres culturels, instances organisatrices de festivals, associations culturelles, mais aussi des universitaires.

La coprésidence du groupe est confiée à Céline Romainville, spécialiste UCL des droits culturels, aux côtés du touche-à-tout Philippe Kaufmann, actif depuis des dizaines d'années dans différents domaines culturels.

Quant au plan de redéploiement à court terme, qui doit aboutir à des mesures applicables dès l'été, "on essaiera d'être le plus précis possible et d'aboutir à des appels à projets, des bourses, etc.", a détaillé vendredi matin Philippe Kaufmann, s'exprimant en vidéoconférence avec Céline Romainville et la ministre Linard. Il tient à rassurer aussi, sur les réflexions structurelles:

L'idée n'est pas de faire du 180 degrés ni de détricoter, on ne va rien retirer à personne

À court terme, le groupe est chargé de proposer des mesures urgentes qui pourraient soutenir le secteur culturel dès la rentrée prochaine. Dans les grandes lignes, il s'agira de trouver des moyens de soutenir la création, et donc les créateurs et créatrices, et de faire revenir le public vers la culture.

Mais au-delà de la reprise prochaine, le gouvernement de Fédération Wallonie-Bruxelles veut "faire de cette crise une opportunité", entre autres celle de tirer des enseignements sur la fragilité structurelle du secteur et de tenter d'y remédier.

Un des axes sur lesquels doit travailler le groupe de réflexion est celui de la place du numérique au service de la culture en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Le numérique n'est pas un objectif en soi, mais cela paraît intéressant de réfléchir à sa place, et de l'investir éventuellement comme un levier parmi d'autres", commente Céline Romainville.

Le groupe de réflexion débutera ses travaux avec une première réunion dès ce vendredi après-midi. Loin de partir d'une page blanche, il commencera par prendre en considération les données et revendications déjà transmises par les fédérations professionnelles du secteur.

Le plan à venir sera adapté dans un second temps, le cas échéant, au retour de ce même secteur. "L'idée est d'être créatif", résume Céline Romainville.

Si l'action se joue ici au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, "le redéploiement des politiques culturelles passera aussi par une collaboration renforcée entre les différents niveaux de pouvoir", commente en parallèle la ministre de la Culture.

Elle n'oublie donc pas les revendications des artistes et intermittents par rapport au dit "statut" d'artiste et à leur fragilité économique.

Le groupe a été mis sur pied afin d'envisager une relance très concrète et à court terme du secteur culturel lourdement touché économiquement par le confinement lié au coronavirus et de repenser à plus long terme certaines politiques. On retrouve une trentaine de personnes dont essentiellement des acteurs de terrain, actifs dans des théâtres, centres culturels, instances organisatrices de festivals, associations culturelles, mais aussi des universitaires.La coprésidence du groupe est confiée à Céline Romainville, spécialiste UCL des droits culturels, aux côtés du touche-à-tout Philippe Kaufmann, actif depuis des dizaines d'années dans différents domaines culturels. Quant au plan de redéploiement à court terme, qui doit aboutir à des mesures applicables dès l'été, "on essaiera d'être le plus précis possible et d'aboutir à des appels à projets, des bourses, etc.", a détaillé vendredi matin Philippe Kaufmann, s'exprimant en vidéoconférence avec Céline Romainville et la ministre Linard. Il tient à rassurer aussi, sur les réflexions structurelles: À court terme, le groupe est chargé de proposer des mesures urgentes qui pourraient soutenir le secteur culturel dès la rentrée prochaine. Dans les grandes lignes, il s'agira de trouver des moyens de soutenir la création, et donc les créateurs et créatrices, et de faire revenir le public vers la culture. Mais au-delà de la reprise prochaine, le gouvernement de Fédération Wallonie-Bruxelles veut "faire de cette crise une opportunité", entre autres celle de tirer des enseignements sur la fragilité structurelle du secteur et de tenter d'y remédier. Un des axes sur lesquels doit travailler le groupe de réflexion est celui de la place du numérique au service de la culture en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Le numérique n'est pas un objectif en soi, mais cela paraît intéressant de réfléchir à sa place, et de l'investir éventuellement comme un levier parmi d'autres", commente Céline Romainville. Le groupe de réflexion débutera ses travaux avec une première réunion dès ce vendredi après-midi. Loin de partir d'une page blanche, il commencera par prendre en considération les données et revendications déjà transmises par les fédérations professionnelles du secteur. Le plan à venir sera adapté dans un second temps, le cas échéant, au retour de ce même secteur. "L'idée est d'être créatif", résume Céline Romainville. Si l'action se joue ici au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, "le redéploiement des politiques culturelles passera aussi par une collaboration renforcée entre les différents niveaux de pouvoir", commente en parallèle la ministre de la Culture. Elle n'oublie donc pas les revendications des artistes et intermittents par rapport au dit "statut" d'artiste et à leur fragilité économique.