Il y a quelques jours, un Afro-Américain âgé de 46 ans, George Floyd, a été tué après qu'un policier l'ai asphyxié avec son genou. Un fait qui n'a pas laissé Mohamed Shabini indifférent. "J'essaie de gérer ma colère de manière créative", confie-t-il à Het Laatste Nieuws. "J'ai dessiné les contours d'un corps à la craie blanche. Ce travail est appelé scène de crime. Comme vous pouvez le voir, la figure n'a pas de bras. Il est allongé, menotté et sans vie, sur le sol. Les chiffres ne sont pas non plus aléatoires. Ils s'additionnent de 1 à 15. Un chiffre à chaque fois que George Floyd a crié "Je ne peux pas respirer".

Dès que les premières gouttes de pluie prévue dès ce ce jeudi, le travail de l'artiste disparaîtra. "Espérons qu'il n'en sera pas de même pour le message. La communauté noire a souvent protesté contre l'injustice dans le passé, mais souvent la société revient rapidement à l'ordre du jour".

250 euros d'amende

D'après Het Laatste Nieuws, au total, cinq policiers ont suivi de près l'action. Le VOEM, l'association socioculturelle qui a mis en place l'action, n'avait pas déposé de demande d'autorisation préalable. Une demande d'autant plus requise en ces temps de coronavirus.

L'ASBL et l'artiste ont tous deux reçu une amende de 250 euros. "Nous avons informé à l'avance le VOEM que cela se produirait", peut-on lire sur le cabinet du Bourgmestre Mathias De Clercq. "S'ils ne sont pas d'accord avec l'amende, ils peuvent toujours faire appel.

Mohamed Shabini, belga
Mohamed Shabini © belga

Mohamed Shabini est un artiste et calligraphe gantois d'origine soudanaise. Ses oeuvres ont notamment été exposées au musée national de Khartoum et au musée royal d'Art et d'Histoire de Bruxelles.

Il y a quelques jours, un Afro-Américain âgé de 46 ans, George Floyd, a été tué après qu'un policier l'ai asphyxié avec son genou. Un fait qui n'a pas laissé Mohamed Shabini indifférent. "J'essaie de gérer ma colère de manière créative", confie-t-il à Het Laatste Nieuws. "J'ai dessiné les contours d'un corps à la craie blanche. Ce travail est appelé scène de crime. Comme vous pouvez le voir, la figure n'a pas de bras. Il est allongé, menotté et sans vie, sur le sol. Les chiffres ne sont pas non plus aléatoires. Ils s'additionnent de 1 à 15. Un chiffre à chaque fois que George Floyd a crié "Je ne peux pas respirer". Dès que les premières gouttes de pluie prévue dès ce ce jeudi, le travail de l'artiste disparaîtra. "Espérons qu'il n'en sera pas de même pour le message. La communauté noire a souvent protesté contre l'injustice dans le passé, mais souvent la société revient rapidement à l'ordre du jour".D'après Het Laatste Nieuws, au total, cinq policiers ont suivi de près l'action. Le VOEM, l'association socioculturelle qui a mis en place l'action, n'avait pas déposé de demande d'autorisation préalable. Une demande d'autant plus requise en ces temps de coronavirus. L'ASBL et l'artiste ont tous deux reçu une amende de 250 euros. "Nous avons informé à l'avance le VOEM que cela se produirait", peut-on lire sur le cabinet du Bourgmestre Mathias De Clercq. "S'ils ne sont pas d'accord avec l'amende, ils peuvent toujours faire appel.Mohamed Shabini est un artiste et calligraphe gantois d'origine soudanaise. Ses oeuvres ont notamment été exposées au musée national de Khartoum et au musée royal d'Art et d'Histoire de Bruxelles.