Fred Uyttenhove
© Fred Uyttenhove

MONTEVIDEO

Temperplane

C'est un avion plus classique que les quatre Bruxellois ont emprunté pour enregistrer ce troisième album. Direction New York pour travailler avec Joakim Bouaziz, qui y a établi son Crowdspacer Studio depuis plusieurs années. Le groupe a souhaité poursuivre l'association fructueuse démarrée en 2012 pour son deuxième album, Personal Space. Tellement fructueuse que Montevideo revient signé sur Tigersushi, le label du producteur parisien exilé à Brooklyn.

Après avoir ouvert les portes à l'électronique sur Personal Space, Montevideo renoue avec l'énergie brut d'un rock qui a toujours été dans ses gênes, sans pour autant lâcher cette irrésistible soif de danser qui agite les quatre depuis leurs débuts et leur premier album de 2006. Comme une envie folle de vouloir habiller les harmonies des Beach Boys des pantalons baggy des Happy Mondays, comme si la plage et le dancefloor ne faisaient plus qu'un dans leur projet de psychedelic dance.

Leur association s'est tout particulièrement attachée à soigner les voix d'un groupe qui a pris cette fameuse hauteur sur des textes emplis de gravité. Car après que les quatre se posaient à New York pour l'enregistrement, Bruxelles est secouée par les attentats visant son aéroport. "C'était étrange de vivre ce drame à distance, à travers les médias américains. On a fui sans le vouloir une espèce de monde apocalyptique qu'on évoque dans le morceau "Temperplane" se souvient Jean.

Langue propre aux influences british assumées de Montevideo et commune aux cultures qui bouillonnent à Bruxelles, l'anglais reste son expression idéale, comme lorsque le groupe chante cette maison mystérieuse, ce lieu de perdition nocturne dont il ne reste que des flashs le lendemain. C'est elle, cette "Fun House" d'ouverture plus acide et presque plus flippante que son homonyme des Stooges, qui démarre comme du Fad Gadget et finit la nuit avec les Charlatans, comme pour prolonger les liens historiques tissés depuis les années 80 entre la Belgique et le rock anglais.

Bienvenue dans ce Temperplane, cet avion des émotions qui va tous les embarquer, haut, très très haut.

Showcase privé de Montevideo le 24 janvier à 19h au NINE ONE, Rue de la Loi 91 - 1000 Bruxelles.

10x2 places à gagner

TemperplaneC'est un avion plus classique que les quatre Bruxellois ont emprunté pour enregistrer ce troisième album. Direction New York pour travailler avec Joakim Bouaziz, qui y a établi son Crowdspacer Studio depuis plusieurs années. Le groupe a souhaité poursuivre l'association fructueuse démarrée en 2012 pour son deuxième album, Personal Space. Tellement fructueuse que Montevideo revient signé sur Tigersushi, le label du producteur parisien exilé à Brooklyn.Après avoir ouvert les portes à l'électronique sur Personal Space, Montevideo renoue avec l'énergie brut d'un rock qui a toujours été dans ses gênes, sans pour autant lâcher cette irrésistible soif de danser qui agite les quatre depuis leurs débuts et leur premier album de 2006. Comme une envie folle de vouloir habiller les harmonies des Beach Boys des pantalons baggy des Happy Mondays, comme si la plage et le dancefloor ne faisaient plus qu'un dans leur projet de psychedelic dance.Leur association s'est tout particulièrement attachée à soigner les voix d'un groupe qui a pris cette fameuse hauteur sur des textes emplis de gravité. Car après que les quatre se posaient à New York pour l'enregistrement, Bruxelles est secouée par les attentats visant son aéroport. "C'était étrange de vivre ce drame à distance, à travers les médias américains. On a fui sans le vouloir une espèce de monde apocalyptique qu'on évoque dans le morceau "Temperplane" se souvient Jean.Langue propre aux influences british assumées de Montevideo et commune aux cultures qui bouillonnent à Bruxelles, l'anglais reste son expression idéale, comme lorsque le groupe chante cette maison mystérieuse, ce lieu de perdition nocturne dont il ne reste que des flashs le lendemain. C'est elle, cette "Fun House" d'ouverture plus acide et presque plus flippante que son homonyme des Stooges, qui démarre comme du Fad Gadget et finit la nuit avec les Charlatans, comme pour prolonger les liens historiques tissés depuis les années 80 entre la Belgique et le rock anglais.Bienvenue dans ce Temperplane, cet avion des émotions qui va tous les embarquer, haut, très très haut.