[Critique ciné] Douleur et gloire (Dolor y gloria), Pedro Almodovar intimement personnel

DRAME | Que peut un réalisateur quand il semble avoir déjà tout dit? Cette question, Pedro Almodovar y apporte une réponse particulièrement inspirée dans son 21e long métrage, ce Douleur et gloire qui, non content d'apparaître à certains égards comme la somme de son oeuvre, de La Loi du désir à La Mauvaise Éducation, traduit aussi les interrogations de son auteur, qui signe là peut-être son film le plus intimement personnel, une sorte d'autoportrait ciselé, tout en maîtrise non ostentatoire, au prisme déformant et revigorant de la fiction.