Elle s'annonçait excitante, panachage de valeurs sûres -Almodóvar, les Dardenne, Desplechin, Loach ou autre Tarantino- et de nouveaux venus à ce niveau, de Mati Diop à Diao Yinan: la compétition du 72e festival de Cannes aura fait mieux que tenir ses promesses, rappelant au passage combien sont essentiels le regard et la parole des artistes lorsque tout, alentour, semble sur le point de s'effondrer. Ce dont, faut-il le dire, les films présentés auront témoigné à foison. À cet égard, et même si d'autres auraient pu y prétendre, à commencer par Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, la Palme d'or octroyée au Parasite de Bong Joon-ho ne souffre guère de discussion: en plus de son impressionnante maîtrise esthétique, le film fait la synthèse des tendances observées pendant les douze jours du festival, et notamment de l'omniprésence du cinéma de genre au service d'une vision acérée du monde. Retour sur quelques tendances fortes.
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