Modeste réalisateur néerlandais aux ambitions hollywoodiennes, Diederik van Rooijen est un amateur hardcore de mauvais genres. Longs cheveux épais et carrure de sorteur de discothèque, il a la clé numéro 237 de l'Overlook Hotel de The Shining tatouée sur l'avant-bras gauche et enquille sans guère se faire prier les références à tous les films cultes ayant eu le don de nourrir son appétit rabelaisien pour l'horreur qui tache. Avec The Possession of Hannah Grace, il signe aujourd'hui son premier travail de commande pour un studio américain, petit huis clos horrifique assez fauché, aux acteurs de séries télé assurant le minimum syndical, où l'on devine qu'il n'a été qu'un simple exécutant tout juste autorisé à laisser infuser l'une ou l'autre obsession perso.
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