Le visage de Francesco Rosi n'est pas apparu dans le traditionnel montage "ad memoriam" pendant la cérémonie, et a été relégué dans une galerie de 129 grands disparus de l'année présentée sur le site internet des Oscars.

"La honte des Oscars", titrait le site internet de la télévision publique RAI, résumant le sentiment de colère et d'injustice qui prédominait dans la presse italienne et sur les réseaux sociaux.

"C'est le typique provincialisme de Hollywood, ils ont oublié le Maestro", s'insurgeait Antonella Fiori, journaliste à l'Espresso, dans un des nombreux tweets exprimant la rancoeur des cinéphiles italiens.

Francesco Rosi a dépeint sa société dans ses contrastes et son oeuvre a influencé de nombreux cinéastes dont Martin Scorsese. Il est décédé en janvier à l'âge de 92 ans.

Il avait été primé à Cannes pour "L'Affaire Mattei" en 1972 et à Londres pour "Le Christ s'est arrêté à Eboli" en 1983. En 1991, son film "Trois frères" avait été nommé pour l'Oscar du meilleur film dans une langue étrangère.