C'est cette fois Scarlett Johansson qu'il convie devant sa caméra, pour une adaptation - fort libre - du roman Under the Skin, de Michael Faber. Soit l'histoire d'une extra-terrestre débarquée en Ecosse. Et qui, ayant adopté une apparence humaine, va sillonner les routes à la recherche d'inconnus pas insensibles à son sex-appeal, afin de les attirer dans ses filets - un magma noir, en l'occurrence, où ses victimes semblents se noyer, tandis que leur hôtesse dévoile ses charmes toujours plus généreusement.

Sur les motivations de la protagoniste principale, et du motard qui observe, de loin en loin, ses allées et venues, on n'en saura guère plus. Glazer privilégie en effet l'ambiance, installant d'entrée Under the Skin dans une bulle étrange, pour ensuite en faire un trip sensoriel où la bande-son saturée de Mica Levi accompagne les agissements de Scarlett Johansson - parfaite, sous perruque foncée, dans son emploi de quintessence de la femme fatale -, quand la narration ne se fige pas dans un horizon visuel glacé. Original, le dispositif pose toutefois également les limites d'un film qui, pour être fascinant, n'en apparaît pas moins quelque peu superficiel...

C'est cette fois Scarlett Johansson qu'il convie devant sa caméra, pour une adaptation - fort libre - du roman Under the Skin, de Michael Faber. Soit l'histoire d'une extra-terrestre débarquée en Ecosse. Et qui, ayant adopté une apparence humaine, va sillonner les routes à la recherche d'inconnus pas insensibles à son sex-appeal, afin de les attirer dans ses filets - un magma noir, en l'occurrence, où ses victimes semblents se noyer, tandis que leur hôtesse dévoile ses charmes toujours plus généreusement.Sur les motivations de la protagoniste principale, et du motard qui observe, de loin en loin, ses allées et venues, on n'en saura guère plus. Glazer privilégie en effet l'ambiance, installant d'entrée Under the Skin dans une bulle étrange, pour ensuite en faire un trip sensoriel où la bande-son saturée de Mica Levi accompagne les agissements de Scarlett Johansson - parfaite, sous perruque foncée, dans son emploi de quintessence de la femme fatale -, quand la narration ne se fige pas dans un horizon visuel glacé. Original, le dispositif pose toutefois également les limites d'un film qui, pour être fascinant, n'en apparaît pas moins quelque peu superficiel...