Adaptant le premier roman de Maupassant, le cinéaste français délaisse la dépression contemporaine pour les bocages normands au 19e siècle où, de retour du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds (Judith Chemla, vue auparavant dans la série Engrenages, mais aussi chez André Téchiné ou encore Noémie Lvosvky), une jeune aristocrate idéaliste, se marie avec le vicomte Julien de Lamare (Swann Arlaud). Et de découvrir bientôt que ce dernier la trompe avec leur domestique, Rosalie, première d'une longue série de désillusions sur lesquelles viendra se fracasser son innocence...

Ce douloureux chemin de vie, le film de Stéphane Brizé le suit une trentaine d'années durant, adoptant le point de vue exclusif de son héroïne, que le format 1 :33 semble confiner encore un peu plus dans le cadre étouffant de son existence. Et Une vie de suivre un cours inexorable comme celui des saisons, privilégiant les moments creux au climax (souvent réduits à un plan, voire purement escamotés dans de fulgurantes ellipses), oeuvre à l'abord sans nul doute difficile, mais à la densité exceptionnelle - on songe, par moments, au Wuthering Heights de Andrea Arnold. Soit, inscrit dans un environnement austère, un fascinant portrait de femme, transcendé par la composition frémissante de Judith Chemla, pour dispenser une émotion subtile et profonde...

Adaptant le premier roman de Maupassant, le cinéaste français délaisse la dépression contemporaine pour les bocages normands au 19e siècle où, de retour du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds (Judith Chemla, vue auparavant dans la série Engrenages, mais aussi chez André Téchiné ou encore Noémie Lvosvky), une jeune aristocrate idéaliste, se marie avec le vicomte Julien de Lamare (Swann Arlaud). Et de découvrir bientôt que ce dernier la trompe avec leur domestique, Rosalie, première d'une longue série de désillusions sur lesquelles viendra se fracasser son innocence...Ce douloureux chemin de vie, le film de Stéphane Brizé le suit une trentaine d'années durant, adoptant le point de vue exclusif de son héroïne, que le format 1 :33 semble confiner encore un peu plus dans le cadre étouffant de son existence. Et Une vie de suivre un cours inexorable comme celui des saisons, privilégiant les moments creux au climax (souvent réduits à un plan, voire purement escamotés dans de fulgurantes ellipses), oeuvre à l'abord sans nul doute difficile, mais à la densité exceptionnelle - on songe, par moments, au Wuthering Heights de Andrea Arnold. Soit, inscrit dans un environnement austère, un fascinant portrait de femme, transcendé par la composition frémissante de Judith Chemla, pour dispenser une émotion subtile et profonde...