Mikhaël Hers est venu au 7e art par une voie détournée. Si son désir de cinéma remonte à l'enfance, il choisit dans un premier temps de procrastiner, optant pour des études d'économie, poussant le chic jusqu'à les terminer, avant d'en revenir à son impulsion initiale et de passer le concours de la Fémis. "Ça m'a permis de raccrocher les wagons et de me reconnecter, parce que je ne connaissais rien de concret au cinéma, et personne dans le milieu. Les études d'économie, on peut s'en sortir -elles m'ont juste permis de gagner ce temps dont j'avais besoin pour m'autoriser à faire du cinéma. Ce qui n'est pas rien...", soupèse-t-il, de passage à Bruxelles.
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