Voilà tout juste vingt ans que Rosetta, des frères Dardenne, remportait la Palme d'or au festival de Cannes, point d'orgue d'une décennie faste pour le cinéma francophone belge. Afin de capitaliser sur les retombées internationales de l'événement, Wallimage voyait le jour dans la foulée, fonds régional visant à dynamiser et pérenniser l'industrie audiovisuelle wallonne par des investissements à effets multiplicateurs dans le secteur. Une affaire qui roule avec près de 400 coproductions, belges et internationales financées depuis (une liste courant de Alleluia, de Fabrice Du Welz, aux Frères Sisters, de Jacques Audiard, en passan...

Voilà tout juste vingt ans que Rosetta, des frères Dardenne, remportait la Palme d'or au festival de Cannes, point d'orgue d'une décennie faste pour le cinéma francophone belge. Afin de capitaliser sur les retombées internationales de l'événement, Wallimage voyait le jour dans la foulée, fonds régional visant à dynamiser et pérenniser l'industrie audiovisuelle wallonne par des investissements à effets multiplicateurs dans le secteur. Une affaire qui roule avec près de 400 coproductions, belges et internationales financées depuis (une liste courant de Alleluia, de Fabrice Du Welz, aux Frères Sisters, de Jacques Audiard, en passant par La Tortue rouge, de Michael Dudok de Wit, Mon Ket, de François Damiens ou Looking for Eric, de Ken Loach), dont la moitié environ tournée en tout ou en partie en Wallonie. Illustration, du reste, d'un succès ne semblant pas près de se démentir, deux films portant le label Wallimage figurent d'ores et déjà dans la sélection du prochain rendez-vous cannois (du 14 au 25 mai), Le jeune Ahmed, des frères Dardenne, en compétition, mais aussi Chambre 212, de Christophe Honoré, présenté à Un certain regard. Afin de valoriser cet imposant patrimoine, Wallimage lance, à destination du grand public comme des cinéphiles, l'application Wallywood (disponible gratuitement sur Apple Store et Google Play), qui permettra à tout un chacun d'identifier les lieux de tournage de films en Wallonie. Mais aussi d'en visionner l'extrait concerné, de plonger dans un décor en réalité augmentée, voire encore de visiter le plateau virtuellement - manière ludique de s'immerger au coeur de Wallywoodland... Histoire de marquer le coup, un week-end de découverte de ce cinéma "made in Wallonia" est programmé ces 27 et 28 avril dans toute la Wallonie et à Bruxelles. Baptisée Wallywood On Tour(ne), l'opération se décline en trois temps avec, pour commencer, des journées portes ouvertes dans vingt entreprises de services audiovisuels. L'occasion de se familiariser avec les différentes professions du cinéma - animation avec le studio Digital Graphics à Alleur, travail sur le bruitage présenté par Cob Studios au Pôle Image de Liège, simulation d'étalonnage au Studio l'Equipe, à Bierges... Second volet : six lieux de tournage seront recréés en conditions réelles, les participants (sur inscription uniquement), encadrés par des réalisateur, costumier et maquilleur professionnels, étant invités à donner la réplique qui à Catherine Deneuve dans Potiche, qui à Marion Cotillard dans Jeux d'enfants, qui encore à se substituer à Stéphanie Blanchoud le temps d'une scène de la série Ennemi public, ou à Veerle Baetens pour un échange de Duelles supervisé par le réalisateur Olivier Masset-Depasse. Les scènes reconstituées seront ensuite incrustées dans les différents films, avanr d'être publiées sur la page Facebook de Wallywood. Enfin, cerise sur le gâteau, Duelles, toujours, fera l'objet, le 27 au soir dans 12 cinémas de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d'une projection-événement précédée d'un avant-programme animé par Philippe Reynaert, directeur de Wallimage...