Fragilisée depuis quelques années par l'irrésistible montée en puissance du festival de Toronto, la Mostra de Venise aura démontré, à l'occasion de sa 74e édition, qu'elle pouvait, à l'instar du phénix, toujours renaître de ses cendres. Alléchant sur le papier, le menu concocté par Alberto Barbera s'est révélé plus séduisant encore sur les écrans, sentiment traduit éloquemment par un palmarès qui, de The Shape of Water à Jusqu'à la garde, de Foxtrot à Sweet Country, a su refléter une qualité d'ensemble entachée seulement de rares fautes de goût -ainsi de l'indigence des films italiens dévoilés en compétition, mal vénitien récurrent dès lors que le meilleur de la production transalpine est généralement présenté à Cannes.
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