Apparu dans l'univers DC Comics au printemps 1940 dès la première livraison de Batman, le Joker s'est imposé comme le meilleur ennemi du justicier de Gotham City, statut que n'ont pu lui contester ni le Pingouin, ni Catwoman, c'est dire. L'homme a de sérieux arguments à faire valoir, il est vrai, mettant son intelligence hors normes au service exclusif du Mal, son habileté et son machiavélisme lui tenant lieu d'un superpouvoir qu'il relèvera au besoin de "Venin Joker" (ou gaz Hilarex), illustration de son penchant immodéré pour les substances toxiques depuis qu'un accident fâcheux l'a contraint à un bain d'acide prolongé. Voilà du moins pour l'histoire officielle. Todd Phillips propose aujourd'hui dans son Joker une explication alternative à son basculement dans la folie criminelle, moins cartoonesque et objectivement plus flippante. Sans pour autant y sacrifier les oripeaux traditionnels du personnage, son teint blanc-craie, sa chevelure verte et ses lèvres d'un rouge éc...