Les adaptations de John Fante (1909-1983) au cinéma, on les compte sur les doigts de la main: Full of Life, qu'il n'avait laissé à nul autre que Richard Quine le soin de transposer en 1956, alors qu'il était un scénariste apprécié d'Hollywood; Wait Until Spring, Bandini, réalisé il y a tout juste 30 ans par le cinéaste belge Dominique Deruddere, et Ask the Dust, porté à l'écran il y a un peu plus de dix ans par Robert Towne, auteur, parmi d'autres, du script de Chinatown. C'est dire si la sortie, aujourd'hui, de Mon chien stupide d'Yvan Attal, constitue un petit événement en soi. L'écrivain américain culte, l'acteur- réalisateur raconte l'avoir découvert à l'âge de 25 ans environ. "Il y a quelque chose, chez Fante, qui m'a touché tout de suite, de par son écriture simple, ce qui ne veut pas dire simplette. J'ai commencé par Demande à la poussière, puis j'ai enchaîné avec Rêves de Bunker Hill et Bandini. Je n'avais pas lu Mon chien stupide à l'époque. C'est un écrivain extraordinaire à mes yeux par sa capacité à toucher directement. Il raconte des histoires en allant droit au but, avec beaucoup d'humour parfois et beaucoup de tendresse. Et avec des thématiques se répétant de livre en livre: les origines, ses racines italiennes, son père, sa famille, la transmission, Hollywood, le rêve américain."
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