Il ne s'agissait au départ que d'appeler une grande librairie de l'est de Bruxelles, catholique mais pas bégueule, pour demander s'ils vendaient par hasard des partitions de musique profane. Après deux sonneries dans le vide, une messagerie automatique "décrocha" pour me demander poliment de patienter car toutes les lignes étaient occupées. Je m'attendais dans la foulée à entendre dégouliner du Vivaldi, du Chopin ou du Beethoven, les scies musicales habituelles, ou pire à devoir me farcir en boucle la litanie des heures d'ouverture du commerce, voire pire encore, à m'entendre prier d'aller sur le site de l'enseigne pour trouver les informations que je cherchais. À la place, à ma grande surprise, une voix enregistrée mais chaleureuse d'homme mûr envahit l'habitacle pour me proposer d'assister à un débat intitulé Pour qui ou pour quoi seri...