Même si le festival des festivals a un peu perdu de son âme -"Ce n'était pas une époque médiocre comme aujourd'hui, c'était avant le triomphe et l'omniprésence de la télé à Cannes, des yachts, des fausses fêtes, des mauvaises drogues et du règne de joailliers sponsors... Je suis fatigué de tant de bêtise. Aujourd'hui, le fric prend toute la place, on est loin du cinéma. Cannes ne mérite pas ça...", dixit Gérard Depardieu, cité par Gérard Lefort dans La Foire aux vanités (éditions Hors Collection), recueil des souvenirs épicés de l'ancien critique de Libération-, même si la bisque de homard a viré bouillon de vermicelles pour l'ogre Gégé, il n'empêche: le déferlement de stars, d'artistes accomplis, de nouveaux talents, de tycoons héliportés dans ce carré VIP du show-biz international rend la pilule d'une vie ord...