Pour faire simple, on dira que le Festival ressemble à un marathon, mais couru au sprint. Laisser décanter les impressions et autres émotions y relève de la gageure...

Pour être tout à fait honnête, il n'y a pas là que des côtés déplaisants. A l'essoreuse du zapping, un navet comme Outrage est oublié aussitôt vu. C'est toutefois l'exception à une règle voulant que l'on saute, par exemple, de la souveraine sérénité de Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois, à l'agitation d'un Sound of Noise, dans ce qui ressemble parfois à un exercice d'équilibriste, risque de s'étaler inclus; Ainsi, ce matin, lorsque le calendrier des projections imposait de quitter avant terme le Poetry, de Lee Chang-dong, pour quiconque voulait avoir une chance de trouver un siège au Route Irish, de Ken Loach, chichement programmé à la salle Bazin. La quadrature du cercle version cinéphile, en quelque sorte...

Jean-François Pluijgers

Pour faire simple, on dira que le Festival ressemble à un marathon, mais couru au sprint. Laisser décanter les impressions et autres émotions y relève de la gageure... Pour être tout à fait honnête, il n'y a pas là que des côtés déplaisants. A l'essoreuse du zapping, un navet comme Outrage est oublié aussitôt vu. C'est toutefois l'exception à une règle voulant que l'on saute, par exemple, de la souveraine sérénité de Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois, à l'agitation d'un Sound of Noise, dans ce qui ressemble parfois à un exercice d'équilibriste, risque de s'étaler inclus; Ainsi, ce matin, lorsque le calendrier des projections imposait de quitter avant terme le Poetry, de Lee Chang-dong, pour quiconque voulait avoir une chance de trouver un siège au Route Irish, de Ken Loach, chichement programmé à la salle Bazin. La quadrature du cercle version cinéphile, en quelque sorte... Jean-François Pluijgers