Cinéaste né et ayant grandi en Suède, à Stockholm, Levan Akin avait pour habitude de passer chacun de ses étés d'enfant en Géorgie, d'où ses parents sont originaires. Quand, en 2013, des militants gays manifestant pour leurs droits sont la cible d'un déchaînement de violences homophobes dans les rues de Tbilissi, la capitale, il décide de retourner sur place pour prendre lui-même le pouls de la société géorgienne. Très vite, il constate un véritable clash de générations, qui clive les habitudes de vie et les mentalités. Il suscite alors librement des rencontres et mène des interviews d'où émergent des embryons d'histoires appelant la fiction. Peu à peu, il élabore un scénario au sein duquel il tente de capturer, de la plus organique et authentique des façons, l'essence d'une certaine jeunesse locale, déchirée dans ses aspirations. Un milieu en particulier s'impose d'évidence comme cadre du film en devenir: celui de la danse traditionnelle géorgienne, élément déterminant de la culture du pays. "La danse en Géorgie, c'est un peu comme le karaté au Jap...