En festivals, où le film circule abondamment, les réactions au premier long métrage de Pieter-Jan De Pue sont tranchées. On adore (comme à Sundance) ou on déteste (comme à Rotterdam), en adoptant le seul prisme de la correction politique et même morale: a-t-on le droit de chercher en Afghanistan, sur les pas d'une bande de gamins survivants hors-la-loi, le mythique par-delà le réalisme, la beauté par-delà la guerre et la misère? Si sa quête esthétique est par endroits forcée, si l'élément féminin se réduit dans son film à sa plus simple expression, le jeune réalisateur belge ose et réussit -souvent brillamment- la fusion du réel et de la fiction, créant un hybride sauvagement fascinant. Une oeuvre belle et rebelle, défiant le prêt-à-penser au terme d'un tournage lui aussi des plus risqués.

DE PIETER-JAN DE PUE. 1H27. SORTIE: 16/03.

Dans le Focus du 11 mars, notre interview de Pieter-Jan De Pue.

En festivals, où le film circule abondamment, les réactions au premier long métrage de Pieter-Jan De Pue sont tranchées. On adore (comme à Sundance) ou on déteste (comme à Rotterdam), en adoptant le seul prisme de la correction politique et même morale: a-t-on le droit de chercher en Afghanistan, sur les pas d'une bande de gamins survivants hors-la-loi, le mythique par-delà le réalisme, la beauté par-delà la guerre et la misère? Si sa quête esthétique est par endroits forcée, si l'élément féminin se réduit dans son film à sa plus simple expression, le jeune réalisateur belge ose et réussit -souvent brillamment- la fusion du réel et de la fiction, créant un hybride sauvagement fascinant. Une oeuvre belle et rebelle, défiant le prêt-à-penser au terme d'un tournage lui aussi des plus risqués.