En héroïne toujours pressée et en retard, sujette à la claustrophobie, apparaissant et disparaissant dans la vie des gens à la manière d'un courant d'air, Anaïs Demoust...

En héroïne toujours pressée et en retard, sujette à la claustrophobie, apparaissant et disparaissant dans la vie des gens à la manière d'un courant d'air, Anaïs Demoustier illumine ce marivaudage très franco-français à la fantaisie passablement appuyée. "Moi je n'aime pas les gens qui savent ce qu'ils veulent", dit-elle dans ce mélange très naturel d'audace et de timidité qui la caractérise à l'écran. À sa suite, le premier long métrage de Charline Bourgeois-Tacquet (le court Pauline asservie avec, déjà, Anaïs Demoustier) se cherche beaucoup sans jamais véritablement se trouver, s'échinant à passer du coq à l'âne avec une légèreté très fabriquée. Ou comment trop souvent confondre vitesse et précipitation...