Sous le soleil brûlant d'un été 1976 marqué par la sécheresse, Le Milieu de l'horizon chronique l'éveil au désir et la fin d'une certaine innocence sur fond de diff...

Sous le soleil brûlant d'un été 1976 marqué par la sécheresse, Le Milieu de l'horizon chronique l'éveil au désir et la fin d'une certaine innocence sur fond de difficultés du monde paysan. Devant la caméra de Delphine Lehericey (Puppylove), les corps et les coeurs sont censés être en ébullition. Mais le résultat apparaît étonnamment sage et convenu, très téléfilm du dimanche dans le traitement malgré la belle photo champêtre de Christophe Beaucarne. En choisissant de filmer à hauteur d'enfant un peu buté, la réalisatrice belgo-suisse s'autorise au fond peu de profondeur et d'ambiguïté, passant la passion émancipatrice qui unit Laetitia Casta à Clémence Poésy au filtre d'une colère et d'un rejet très répétitifs.