Dans la vie réelle, ces deux-là sont un couple, et ils ont deux enfants. À l'écran aussi. Sauf que dans la fiction qu'ils ont écrite et réalisée ensemble, ils se séparent... Rose et Raoul, leurs rejetons, sont dans le film. Et leurs parents y sont également, accentuant l'aspect réaliste d'une autofiction éminemment risquée. L'Amour flou est aussi totalement réussi qu'il était spectaculairement casse-gueule. Cette comédie loufoque est à la fois hilarante et tendre, émouvante et pleine d'une admirable justesse. Le tandem Bohringer-Rebbot fait merveille devant la caméra, avec sa complicité vieille de 14 ans (ils se sont rencontrés et aimés sur le tournage d'un téléfilm, Le Triporteur de Belleville, où elle jouait et où il était régisseur-adjoint) et l'humour en partage. Mais il séduit aussi derrière la machine à enregistrer le réel et à fabriquer les rêves. Sur le rythme comme sur la fluidité, leur réalisation porte idéalement une chronique aussi drôle qu'attachante. Avec l'élément de curiosité qu'apporte la présence de vraies familles (le père et les frères Rebbot sont à encadrer!), et un aspect universel qui prolonge l'empathie de résonances intimes, profondes, en chacune et chacun de nous. Une heure et demie de pur bonheur!

De Romane Bohringer, Philippe Rebbot. Avec Romane Bohringer, Philippe Rebbot, Rose Rebbot-Bohringer. 1h37. Sortie: 17/10. ****

Dans la vie réelle, ces deux-là sont un couple, et ils ont deux enfants. À l'écran aussi. Sauf que dans la fiction qu'ils ont écrite et réalisée ensemble, ils se séparent... Rose et Raoul, leurs rejetons, sont dans le film. Et leurs parents y sont également, accentuant l'aspect réaliste d'une autofiction éminemment risquée. L'Amour flou est aussi totalement réussi qu'il était spectaculairement casse-gueule. Cette comédie loufoque est à la fois hilarante et tendre, émouvante et pleine d'une admirable justesse. Le tandem Bohringer-Rebbot fait merveille devant la caméra, avec sa complicité vieille de 14 ans (ils se sont rencontrés et aimés sur le tournage d'un téléfilm, Le Triporteur de Belleville, où elle jouait et où il était régisseur-adjoint) et l'humour en partage. Mais il séduit aussi derrière la machine à enregistrer le réel et à fabriquer les rêves. Sur le rythme comme sur la fluidité, leur réalisation porte idéalement une chronique aussi drôle qu'attachante. Avec l'élément de curiosité qu'apporte la présence de vraies familles (le père et les frères Rebbot sont à encadrer!), et un aspect universel qui prolonge l'empathie de résonances intimes, profondes, en chacune et chacun de nous. Une heure et demie de pur bonheur!