La dénazification du vaste corps des fonctionnaires n'avait pas empêché de très nombreux partisans du régime hitlérien de rester à leur poste (il n'en serait pas resté beaucoup, sinon...). Et dans l'indifférence à peu près générale, les années passèrent sans que ne soient évoqués les crimes génocidaires commis à Auschwitz par des Allemands redevenus civils sans histoire ou exfiltrés hors d'Europe via la filière vaticane. Il y avait eu le procès de Nuremberg, on avait déjà donné. Il n'y avait plus rien à voir... En 1958, la curiosité d'un jeune procureur intègre, soutenu par un supérieur hiérarchique juif et (très probablement) homosexuel, allait malgré tout mener à des poursuites tardives, concernant des gardiens du camp d'extermination mais aussi les "exilés" Eichmann et Mengele. Im Labyrinth des Schweigens relate le combat difficile de ces deux hommes courageux (l'aîné allait être "suicidé" en 1968). Le film est solide, argumenté, bien joué, historiquement précis et indéniablement utile. Il restitue fort bien, par-delà le cinéma à message, une époque dont les errances peuvent et doivent nous interpeller sur d'autres silences complices, très contemporains...

DE GIULIO RICCIARELLI. AVEC ALEXANDER FEHLING, GERT VOSS, FRIEDERIKE BECHT. 2H03. SORTIE: 29/04.

La dénazification du vaste corps des fonctionnaires n'avait pas empêché de très nombreux partisans du régime hitlérien de rester à leur poste (il n'en serait pas resté beaucoup, sinon...). Et dans l'indifférence à peu près générale, les années passèrent sans que ne soient évoqués les crimes génocidaires commis à Auschwitz par des Allemands redevenus civils sans histoire ou exfiltrés hors d'Europe via la filière vaticane. Il y avait eu le procès de Nuremberg, on avait déjà donné. Il n'y avait plus rien à voir... En 1958, la curiosité d'un jeune procureur intègre, soutenu par un supérieur hiérarchique juif et (très probablement) homosexuel, allait malgré tout mener à des poursuites tardives, concernant des gardiens du camp d'extermination mais aussi les "exilés" Eichmann et Mengele. Im Labyrinth des Schweigens relate le combat difficile de ces deux hommes courageux (l'aîné allait être "suicidé" en 1968). Le film est solide, argumenté, bien joué, historiquement précis et indéniablement utile. Il restitue fort bien, par-delà le cinéma à message, une époque dont les errances peuvent et doivent nous interpeller sur d'autres silences complices, très contemporains...