Il ne faut que quelques minutes à Fantastic Beasts and Where to Find Them pour évacuer toute comparaison négative avec Harry Potter et sa triomphale saga. Même s'il est réalisé (fort bien, d'ailleurs) par un David Yates ayant à son actif les 4 derniers films de la première série adaptée de J.K. Rowling... Celle-ci a pris soin d'adapter elle-même son roman -paru en 2001- et elle est aussi coproductrice du film, affichant un désir de contrôle plus manifeste que jamais.

Plus âgé que Harry, le héros de la nouvelle saga s'est fait jeter de Poudlard! En ce milieu des années 1920 où débute l'action, il achève un long voyage qui lui a permis de répertorier les animaux fabuleux existant dans le monde. Faisant étape à New York avant de rentrer à Londres écrire un livre sur son bestiaire fantastique, Norbert Dragonneau trouve une ville en proie à la peur, confrontée qu'elle est à des phénomènes destructeurs autant qu'énigmatiques. On s'inquiète en haut lieu, mais aussi dans la communauté des magiciens qui font profil bas, craignant la révélation de leurs pouvoirs...

Candide

Comment Norbert et quelques alliés pas vraiment faits pour le combat (dont un pâtissier moldu) tenteront de faire face au Mal, le film de David Yates le raconte sur un rythme engageant. L'action, le mystère et l'humour s'allient de fort plaisante façon, et les effets spéciaux font preuve par endroit d'originalité. Semé de créatures imaginaires tantôt drôles et tantôt impressionnantes, le spectacle se veut léger tout en ménageant quelques moments d'angoisse. J.K. Rowling y épingle au passage les cinglés de dieu à l'américaine, et offre en quelques plans d'un acteur célèbre (aux initiales J.D.) un avant-goût de ce que sera le deuxième épisode...

Le décor du New York des roaring twenties est remarquablement reconstitué, puis exploré de manière excitante. Mais l'un des atouts décisifs de Fantastic Beasts and Where to Find Them réside dans son choix d'une approche plus douce, plus humaine et bienveillante que celle de la saga de Harry Potter. Eddie Redmayne joue -fort bien- un Norbert Dragonneau désarmant de timidité, de gentillesse, de tendresse pour ses animaux, avec des yeux de candide qui veut voir le monde meilleur qu'il ne l'est. Et chose inattendue, c'est sur un moldu que s'achève le film, au terme d'une suite de fins successives marquées du sceau d'un sentiment amoureux qu'on devine devoir survivre dans la suite du récit, prévue sur nos écrans pour 2018.

De David Yates. Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler. 2h13. ***(*)

Il ne faut que quelques minutes à Fantastic Beasts and Where to Find Them pour évacuer toute comparaison négative avec Harry Potter et sa triomphale saga. Même s'il est réalisé (fort bien, d'ailleurs) par un David Yates ayant à son actif les 4 derniers films de la première série adaptée de J.K. Rowling... Celle-ci a pris soin d'adapter elle-même son roman -paru en 2001- et elle est aussi coproductrice du film, affichant un désir de contrôle plus manifeste que jamais. Plus âgé que Harry, le héros de la nouvelle saga s'est fait jeter de Poudlard! En ce milieu des années 1920 où débute l'action, il achève un long voyage qui lui a permis de répertorier les animaux fabuleux existant dans le monde. Faisant étape à New York avant de rentrer à Londres écrire un livre sur son bestiaire fantastique, Norbert Dragonneau trouve une ville en proie à la peur, confrontée qu'elle est à des phénomènes destructeurs autant qu'énigmatiques. On s'inquiète en haut lieu, mais aussi dans la communauté des magiciens qui font profil bas, craignant la révélation de leurs pouvoirs... CandideComment Norbert et quelques alliés pas vraiment faits pour le combat (dont un pâtissier moldu) tenteront de faire face au Mal, le film de David Yates le raconte sur un rythme engageant. L'action, le mystère et l'humour s'allient de fort plaisante façon, et les effets spéciaux font preuve par endroit d'originalité. Semé de créatures imaginaires tantôt drôles et tantôt impressionnantes, le spectacle se veut léger tout en ménageant quelques moments d'angoisse. J.K. Rowling y épingle au passage les cinglés de dieu à l'américaine, et offre en quelques plans d'un acteur célèbre (aux initiales J.D.) un avant-goût de ce que sera le deuxième épisode... Le décor du New York des roaring twenties est remarquablement reconstitué, puis exploré de manière excitante. Mais l'un des atouts décisifs de Fantastic Beasts and Where to Find Them réside dans son choix d'une approche plus douce, plus humaine et bienveillante que celle de la saga de Harry Potter. Eddie Redmayne joue -fort bien- un Norbert Dragonneau désarmant de timidité, de gentillesse, de tendresse pour ses animaux, avec des yeux de candide qui veut voir le monde meilleur qu'il ne l'est. Et chose inattendue, c'est sur un moldu que s'achève le film, au terme d'une suite de fins successives marquées du sceau d'un sentiment amoureux qu'on devine devoir survivre dans la suite du récit, prévue sur nos écrans pour 2018.