Une attitude surtout dictée par les circonstances, Margaret (Fiona Shaw), sa belle-mère, entendant bien ne laisser à personne d'autre, si ce n'est peut-être à son beau-fils Thomas (Jack Lowden), le soin de veiller sur la jeune femme jusqu'à la naissance. Mais si Charlotte n'a d'autre choix que d'accepter, e...

Une attitude surtout dictée par les circonstances, Margaret (Fiona Shaw), sa belle-mère, entendant bien ne laisser à personne d'autre, si ce n'est peut-être à son beau-fils Thomas (Jack Lowden), le soin de veiller sur la jeune femme jusqu'à la naissance. Mais si Charlotte n'a d'autre choix que d'accepter, elle s'interroge bientôt sur les raisons de tant de sollicitude, soupçonnant qu'elle ne dissimule de sombres desseins. Ce que semble, de facto, corroborer sa condition de prisonnière de la sinistre demeure. Et son existence de se muer insensiblement en un cauchemar inextricable, qu'alimente l'attitude ambiguë de ses hôtes, à moins qu'il n'y ait là l'expression de sa propre paranoïa. Premier long métrage du cinéaste britannique Joe Marcantonio, Family Ties aurait notamment été inspiré par l'expérience du réalisateur et de son coscénariste, Jason McColgan, tous deux jeunes parents, le film reflétant leurs inquiétudes et anxiétés du moment. Une matrice féconde en tout état de cause, ce thriller psychologique élégant maintenant un cap aussi stimulant que malsain, les contours de la réalité semblant devoir toujours s'y dérober comme pour mieux balader le spectateur dans son environnement claustrophobe. Inscrit dans un écrin stylisé, Family Ties dispense ainsi, en dépit parfois d'un symbolisme pesant, un trouble persistant, auquel n'est pas étranger la composition habitée de l'impeccable Tamara Lawrance.