L'air de rien, c'est une petite révolution qui s'apprête à toucher le monde du cinéma en Belgique. Le 8 janvier prochain, une nouvelle classification s'appliquera aux films projetés dans les salles, renvoyant aux oubliettes la distinction enfants admis/enfants non admis (interdits au moins de 16 ans), en vigueur depuis... un siècle, un mode de contrôle devenu obsolète (et virtuellement inapplicable). Importé des Pays-Bas, où il fait ses preuves depuis vingt ans, le nouveau système - baptisé Cinecheck en fédération Wallonie-Bruxelles, Kijkwijzer en Flandre - s'appuie sur une série de pictogrammes: sept pour les catégories d'âge (tout public, 6, 9, 12, 14, 16 et 18 ans) et six pour le contenu (violence, angoisse, discrimination, langage grossier, sexe, abus de drogues/alcool). L'idée de ce système de recommandation (et non d'interdiction) étant de guider plus efficacement parents, accompagnateurs et enfants dans le choix d'un film approprié à l'âge et la sensibilité de chacun sur foi d'une grille de lecture universelle et objective, tout en invitant à l'échange.

Concrètement, il incombera désormais au distributeur d'établir cette classification en répondant à un questionnaire systématique au terme duquel un film se verra attribuer des catégories d'âge et de contenu. Les pictogrammes (quatre au maximum par film, par souci de lisibilité) correspondants seront ensuite communiqués sur l'ensemble des supports de promotion, ainsi que dans les salles. Un film comme J'accuse, de Roman Polanski, sera ainsi classé assorti des pictogrammes 12 "potentiellement préjudiciable pour les enfants de moins de 12 ans", et de ceux signalant la présence de violence, de discrimination et de langage grossier. La Reine des neiges 2 sera accompagné du pictogramme 6 (et non tout public) en raison d'un contenu (légèrement) violent et potentiellement angoissant pour les plus jeunes, etc. Il sera par ailleurs loisible aux parents mécontents du label apposé à un film d'introduire une plainte motivée via le site cinecheck.be, la voie de la médiation étant ensuite privilégiée, même si une commission des plaintes, composée d'experts en protection de la jeunesse, pourra éventuellement être amenée à statuer, voire même sanctionner. Une exception toutefois, à en croire l'exemple hollandais, où Kijkwijzer fonctionne à la satisfaction générale...

L'air de rien, c'est une petite révolution qui s'apprête à toucher le monde du cinéma en Belgique. Le 8 janvier prochain, une nouvelle classification s'appliquera aux films projetés dans les salles, renvoyant aux oubliettes la distinction enfants admis/enfants non admis (interdits au moins de 16 ans), en vigueur depuis... un siècle, un mode de contrôle devenu obsolète (et virtuellement inapplicable). Importé des Pays-Bas, où il fait ses preuves depuis vingt ans, le nouveau système - baptisé Cinecheck en fédération Wallonie-Bruxelles, Kijkwijzer en Flandre - s'appuie sur une série de pictogrammes: sept pour les catégories d'âge (tout public, 6, 9, 12, 14, 16 et 18 ans) et six pour le contenu (violence, angoisse, discrimination, langage grossier, sexe, abus de drogues/alcool). L'idée de ce système de recommandation (et non d'interdiction) étant de guider plus efficacement parents, accompagnateurs et enfants dans le choix d'un film approprié à l'âge et la sensibilité de chacun sur foi d'une grille de lecture universelle et objective, tout en invitant à l'échange.Concrètement, il incombera désormais au distributeur d'établir cette classification en répondant à un questionnaire systématique au terme duquel un film se verra attribuer des catégories d'âge et de contenu. Les pictogrammes (quatre au maximum par film, par souci de lisibilité) correspondants seront ensuite communiqués sur l'ensemble des supports de promotion, ainsi que dans les salles. Un film comme J'accuse, de Roman Polanski, sera ainsi classé assorti des pictogrammes 12 "potentiellement préjudiciable pour les enfants de moins de 12 ans", et de ceux signalant la présence de violence, de discrimination et de langage grossier. La Reine des neiges 2 sera accompagné du pictogramme 6 (et non tout public) en raison d'un contenu (légèrement) violent et potentiellement angoissant pour les plus jeunes, etc. Il sera par ailleurs loisible aux parents mécontents du label apposé à un film d'introduire une plainte motivée via le site cinecheck.be, la voie de la médiation étant ensuite privilégiée, même si une commission des plaintes, composée d'experts en protection de la jeunesse, pourra éventuellement être amenée à statuer, voire même sanctionner. Une exception toutefois, à en croire l'exemple hollandais, où Kijkwijzer fonctionne à la satisfaction générale...