Le réalisateur des Amours imaginaires y adapte une pièce de théâtre écrite en 1990 par Jean-Luc Lagarce, alors que l'auteur se savait atteint du sida qui allait l'emporter cinq ans plus tard. Soit l'histoire de Louis (Gaspard Ulliel), dramaturge retournant dans sa famille douze ans après l'avoir quittée, afin de lui annoncer sa mort prochaine. La tension née d'une si longue absence, mais aussi de trop de non-dits, est palpable. Et à peine Louis a-t-il débarqué du taxi l'ayant emmené de l'aéroport que les choses partent en vrille, l'empressement initial des un(e)s et des autres (mère, soeur, frère, belle-soeur - Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Marion Cotillard, excusez du peu) se muant en bombe à retardement marquée du sceau de l'incommunicabilité et des névroses de chacun.

Pas plus que dans Tom à la ferme, Dolan ne cherche à masquer l'origine théâtrale du matériau. Huis clos assumé, Juste la fin du monde tourne au révélateur intime tendance jeu de massacre. Optant pour une direction d'acteurs outrée (seule Marion Cotillard s'en tire à son avantage), le réalisateur confond toutefois intensité et hystérie, sacrifiant l'impact potentiel de son film sur l'autel du grotesque. Jusqu'à flirter avec l'insupportable, comme lors d'une chorégraphie exécutée au son de Dragostea din tei d'O-zone. Pitié...

L'histoire du jour

En 1973, William Friedkin a réalisé le film culte L'Exorciste. 43 ans après, le réalisateur américain a affirmé avoir récemment "filmé et photographié" un exorcisme, ce que "personne n'avait fait auparavant". "C'est la première fois que je le dis publiquement: j'ai été invité par l'exorciste du Vatican à filmer et à photographier un véritable exorcisme, chose que peu de gens ont vue, et que personne n'avait jamais faite auparavant", a déclaré le réalisateur âgé de 80 ans, venu animer une leçon de cinéma.

Le réalisateur des Amours imaginaires y adapte une pièce de théâtre écrite en 1990 par Jean-Luc Lagarce, alors que l'auteur se savait atteint du sida qui allait l'emporter cinq ans plus tard. Soit l'histoire de Louis (Gaspard Ulliel), dramaturge retournant dans sa famille douze ans après l'avoir quittée, afin de lui annoncer sa mort prochaine. La tension née d'une si longue absence, mais aussi de trop de non-dits, est palpable. Et à peine Louis a-t-il débarqué du taxi l'ayant emmené de l'aéroport que les choses partent en vrille, l'empressement initial des un(e)s et des autres (mère, soeur, frère, belle-soeur - Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Marion Cotillard, excusez du peu) se muant en bombe à retardement marquée du sceau de l'incommunicabilité et des névroses de chacun.Pas plus que dans Tom à la ferme, Dolan ne cherche à masquer l'origine théâtrale du matériau. Huis clos assumé, Juste la fin du monde tourne au révélateur intime tendance jeu de massacre. Optant pour une direction d'acteurs outrée (seule Marion Cotillard s'en tire à son avantage), le réalisateur confond toutefois intensité et hystérie, sacrifiant l'impact potentiel de son film sur l'autel du grotesque. Jusqu'à flirter avec l'insupportable, comme lors d'une chorégraphie exécutée au son de Dragostea din tei d'O-zone. Pitié...En 1973, William Friedkin a réalisé le film culte L'Exorciste. 43 ans après, le réalisateur américain a affirmé avoir récemment "filmé et photographié" un exorcisme, ce que "personne n'avait fait auparavant". "C'est la première fois que je le dis publiquement: j'ai été invité par l'exorciste du Vatican à filmer et à photographier un véritable exorcisme, chose que peu de gens ont vue, et que personne n'avait jamais faite auparavant", a déclaré le réalisateur âgé de 80 ans, venu animer une leçon de cinéma.