Avec La Passione, de Carlo Mazzacurati, et Potiche (photo), de François Ozon, la compétition a en effet ouvert bien grandes ses portes à la comédie -un genre généralement mis à l'index dans les festivals. On doit à l'honnêteté de préciser que la première n'avait rien à y faire, mais sans doute s'agissait-il de satisfaire un éventuel quota de productions locales. Ozon, par contre, évolue à son meilleur niveau avec un film qui conjugue avec bonheur les influences de Jacques Demy, du kitsch vintage des années 70 -l'action se déroule en 1977- et du théâtre de boulevard. Non sans manier la satire politique avec brio. Et nous valoir, dans le chef d'une Catherine Deneuve pimpante comme rarement, un modèle d'autodérision, et beaucoup d'autres choses encore: "Potiche, mais pas cruche", comme le constatera à ses dépens Fabrice Luchini, patron réactionnaire renvoyé à ses pré-sarkozystes études. C'est Ségolène Royal qui aura apprécié...

Jean-Francois Pluijgers

Avec La Passione, de Carlo Mazzacurati, et Potiche (photo), de François Ozon, la compétition a en effet ouvert bien grandes ses portes à la comédie -un genre généralement mis à l'index dans les festivals. On doit à l'honnêteté de préciser que la première n'avait rien à y faire, mais sans doute s'agissait-il de satisfaire un éventuel quota de productions locales. Ozon, par contre, évolue à son meilleur niveau avec un film qui conjugue avec bonheur les influences de Jacques Demy, du kitsch vintage des années 70 -l'action se déroule en 1977- et du théâtre de boulevard. Non sans manier la satire politique avec brio. Et nous valoir, dans le chef d'une Catherine Deneuve pimpante comme rarement, un modèle d'autodérision, et beaucoup d'autres choses encore: "Potiche, mais pas cruche", comme le constatera à ses dépens Fabrice Luchini, patron réactionnaire renvoyé à ses pré-sarkozystes études. C'est Ségolène Royal qui aura apprécié...Jean-Francois Pluijgers