Pour quelqu'un qui travaille dans les médias depuis maintenant 6 ans, Nicholas Lewis est un garçon discret, sur qui on ne trouve que très peu de références en fouinant Google. Quand on prépare un podcast, ce n'est pas l'idéal, mais heureusement, Nicholas est un vendeur né quand il s'agit de présenter The Word, son bébé de magazine, et ne fuit pas non plus les questions un peu plus vaches, trop curieuses et même déconnantes. Gratuit culturel, The Word est donc né en 2008-2009, alors que beaucoup de gratuits qui existaient alors mettaient la clé sous le paillasson, laminés par la concurrence gratuite du web et le désintérêt des annonceurs pour le print.

Basé à Bruxelles mais parlant de toute la Belgique, The Word est apparu dans ce contexte apocalyptique en osant en plus un pari assez insensé: être essentiellement écrit en anglais et viser un public d'expats, de touristes mais aussi d'autochtones, du moins ceux qui comprennent la langue de Shakespeare, ce qui est plus rare qu'on ne le pense. C'était osé donc, allant à l'encontre de certains clichés, dont le moindre n'est pas celui du Commissaire Européen coincé dans son eurobulle et n'ayant aucun intérêt pour ce qui se passe en dehors du Quartier Schuman. Résultat des courses: The Word a connu des hauts, des bas, a tenté de se vendre en librairies à l'international et est aujourd'hui redevenu gratuit et belge, assez étonnamment plus intéressant et meilleur que jamais, notamment beaucoup plus pointu et défricheur de tendances que lorsqu'il se remplissait un peu trop facilement de photos de mode, de design et de bagnoles. Un vrai bon gratuit, un brin alternatif, bien torché, par des gens qui savent de quoi ils parlent. Tout ce qui manque sur Internet, donc. (sc)

Pour quelqu'un qui travaille dans les médias depuis maintenant 6 ans, Nicholas Lewis est un garçon discret, sur qui on ne trouve que très peu de références en fouinant Google. Quand on prépare un podcast, ce n'est pas l'idéal, mais heureusement, Nicholas est un vendeur né quand il s'agit de présenter The Word, son bébé de magazine, et ne fuit pas non plus les questions un peu plus vaches, trop curieuses et même déconnantes. Gratuit culturel, The Word est donc né en 2008-2009, alors que beaucoup de gratuits qui existaient alors mettaient la clé sous le paillasson, laminés par la concurrence gratuite du web et le désintérêt des annonceurs pour le print. Basé à Bruxelles mais parlant de toute la Belgique, The Word est apparu dans ce contexte apocalyptique en osant en plus un pari assez insensé: être essentiellement écrit en anglais et viser un public d'expats, de touristes mais aussi d'autochtones, du moins ceux qui comprennent la langue de Shakespeare, ce qui est plus rare qu'on ne le pense. C'était osé donc, allant à l'encontre de certains clichés, dont le moindre n'est pas celui du Commissaire Européen coincé dans son eurobulle et n'ayant aucun intérêt pour ce qui se passe en dehors du Quartier Schuman. Résultat des courses: The Word a connu des hauts, des bas, a tenté de se vendre en librairies à l'international et est aujourd'hui redevenu gratuit et belge, assez étonnamment plus intéressant et meilleur que jamais, notamment beaucoup plus pointu et défricheur de tendances que lorsqu'il se remplissait un peu trop facilement de photos de mode, de design et de bagnoles. Un vrai bon gratuit, un brin alternatif, bien torché, par des gens qui savent de quoi ils parlent. Tout ce qui manque sur Internet, donc. (sc)