Certains l'appellent Gandalf. Un clin d'oeil à sa barbe proéminente. Depuis plus de dix ans, notre collègue Olivier Donnet immortalise les groupes à leur sortie de scène, dégoulinants de sueur. Une fois les projecteurs éteints et les lumières de la salle rallumées. "Je trouva...

Certains l'appellent Gandalf. Un clin d'oeil à sa barbe proéminente. Depuis plus de dix ans, notre collègue Olivier Donnet immortalise les groupes à leur sortie de scène, dégoulinants de sueur. Une fois les projecteurs éteints et les lumières de la salle rallumées. "Je trouvais les photos de concert chiantes et je me suis juste mis en tête de lancer une série, explique-t-il. Je voulais un truc que personne ne pouvait voir. Le juste après. Tu as été le roi et tu descends de l'estrade pour regagner ta loge ou ton tourbus. Tu as tout donné. Et tu es heureux ou déçu, exténué, surexcité... C'est un moment spécial. Certains artistes sont d'ailleurs réticents à se laisser approcher." Alors que les photographes ne sont plus autorisés aux pieds des podiums que lors des trois premières chansons des concerts, Donnet s'invite quand le maquillage a coulé pour capter l'envers du corps. "C'est le retour au naturel. L'antithèse de la photo de studio où l'artiste a posé pendant deux heures. Je fais ça en plein dans la gueule, pas léché, avec un noir et blanc un peu crade." Sa série compte aujourd'hui un petit millier de clichés. "Au début, je devais me faire tout petit, escalader des barrières pour être au bon endroit au bon moment, se souvient-il. Mais ça a toujours été plus facile à Dour que dans les autres grands festivals de l'été." La preuve en trois images et anecdotes.