"Ai Weiwei a décidé de fermer son exposition Ruptures à la Fondation Faurschou à Copenhague (Danemark). Cette décision fait suite au vote par le Parlement danois du projet de loi qui permet de saisir les biens de valeurs et allonge les temps d'attente en vue d'un regroupement familial pour les demandeurs d'asile", lit-on sur les comptes officiels Facebook et Instagram de l'artiste. L'expo, ouverte depuis mars 2015, devait fermer ses portes à la mi-avril.

"Je soutiens la décision d'Ai Weiwei, qui est une question de libertés et de droits de l'Homme. Je pense que c'est vraiment très triste", a déclaré à l'AFP le propriétaire de la galerie, Jens Faurschou.

La loi, adoptée avec les voix de la droite et des sociaux-démocrates, a été très critiquée à l'étranger, et selon des juristes les trois ans d'attente nécessaires avant de demander un regroupement familial contreviennent aux conventions internationales.

Artiste polyvalent, peintre, sculpteur et plasticien, Ai Weiwei est un critique féroce du gouvernement chinois. Il a été incarcéré près de trois mois en 2011, puis privé de passeport pendant quatre ans.

Il s'est dit solidaire des migrants qui tentent de rejoindre l'Europe, projetant un mémorial sur l'île grecque de Lesbos évoquant la tragédie des personnes mortes lors de la traversée de la Méditerranée.

a young Iraqi man with lost arm.#refugees

Une photo publiée par Ai Weiwei (@aiww) le