En réalité, les "figures" florales recouvrent un vaste territoire mental depuis les allégories de la peinture ancienne jusqu'aux propositions éphémères de Nils Udo en passant par les bouquets dynamités du photographe anglais Ori Gersh, les paradis artificiels de Marie-Jo Lafontaine ou encore les vanités de Jacob François. Si Lisa Vlaemminck (1992) chemine aux côtés des sciences botaniques et des techniques phytopharmaceutiques d'enrobage des graines, elle s'accorde aussi des chemins de traverse.

Du coup, sa curiosité l'amène à s'appuyer sur l'univers fictionnel de la littérature et du cinéma de science-fiction. Ce faisant, lui apparaissent des fleurs, graines et cosses nouvelles, manipulées et envahissantes mais pétillantes qui, peu à peu, couvrent tout l'espace de la composition. Mais Lisa Vlaemminck est aussi peintre, attentive aux nouvelles perspectives comme aux traditions. L'utilisation de teintes fluo rejoint les sourires néo-pop de bien des acteurs actuels alors que l'aspect visqueux des épidermes n'est pas sans rejoindre la pratique d'un Glenn Brown par exemple. D'un autre côté, la précision des tracés et la subtilité des glacis offrant une translucidité des teintes surtout agissante dans les arrières pays de son univers végétal, rappellent l'importance des métiers lointains. Dans ce "trop plein" frontal et séducteur, la nature s'immobilise, suspendue à la folie du monde et aux stridences rieuses de la poésie.

Bruxelles, Galerie Rodolphe Janssen. 35 rue de Livourne. Du 22 avril au 22 mai. Du mardi au samedi de 10h à 18h. www.rodolphejanssen.com

Lég : Green old hollywood feather robe, 2021. C de l'artiste et Rodolphe Janssen Bruxelles. Photo HV photograhy.

En réalité, les "figures" florales recouvrent un vaste territoire mental depuis les allégories de la peinture ancienne jusqu'aux propositions éphémères de Nils Udo en passant par les bouquets dynamités du photographe anglais Ori Gersh, les paradis artificiels de Marie-Jo Lafontaine ou encore les vanités de Jacob François. Si Lisa Vlaemminck (1992) chemine aux côtés des sciences botaniques et des techniques phytopharmaceutiques d'enrobage des graines, elle s'accorde aussi des chemins de traverse. Du coup, sa curiosité l'amène à s'appuyer sur l'univers fictionnel de la littérature et du cinéma de science-fiction. Ce faisant, lui apparaissent des fleurs, graines et cosses nouvelles, manipulées et envahissantes mais pétillantes qui, peu à peu, couvrent tout l'espace de la composition. Mais Lisa Vlaemminck est aussi peintre, attentive aux nouvelles perspectives comme aux traditions. L'utilisation de teintes fluo rejoint les sourires néo-pop de bien des acteurs actuels alors que l'aspect visqueux des épidermes n'est pas sans rejoindre la pratique d'un Glenn Brown par exemple. D'un autre côté, la précision des tracés et la subtilité des glacis offrant une translucidité des teintes surtout agissante dans les arrières pays de son univers végétal, rappellent l'importance des métiers lointains. Dans ce "trop plein" frontal et séducteur, la nature s'immobilise, suspendue à la folie du monde et aux stridences rieuses de la poésie.Bruxelles, Galerie Rodolphe Janssen. 35 rue de Livourne. Du 22 avril au 22 mai. Du mardi au samedi de 10h à 18h. www.rodolphejanssen.comLég : Green old hollywood feather robe, 2021. C de l'artiste et Rodolphe Janssen Bruxelles. Photo HV photograhy.