Roda Fawaz est de retour, plus flamboyant que jamais sous l'influence du très baroque Pietro Pizzuti. Dans Dieu le père, créé au Théâtre de Poche, il trace le portrait de sa mère tout en interrogeant son propre rapport à la religion. Hyper personnel, universel et diablement touchant.

Angels in America, deuxième! Après la version de Philippe Saire passée au Théâtre des Martyrs, on a vu au NTGent celle, plus longue et donc plus proche de la pièce originale de Tony Kushner, du collectif Olympique Dramatique, qui sera prochainement au KVS. Attention, ça décoiffe!

Voilà un cours d'histoire de la musique comme on n'en avait jamais vu. De la préhistoire à Paganini, Claude Vonin parcourt le globe et les siècles dans Totus Cordus, à voir aux Riches-Claires jusqu'à la fin de l'année.

Derniers représentants de leur "espèce", les ultimes trois comédiens résidents permanents du Théâtre National tirent leur révérence -pas leur retraite!-, le temps d'une ultime balade poétique dans la ville, Bruxelles, qui les a applaudis.

Grands soirs à Charleroi: le Tanztheater Wuppertal, la compagnie de la chorégraphe allemande Pina Bausch disparue en 2009, se produisait pour la première fois en Wallonie, avec une des pièces les plus célèbres de son répertoire. Dans son immense champ d'oeillets, Nelken (créé en 1982) interroge les rapports hiérarchiques et l'obéissance.

Le chorégraphe suisse Philippe Saire s'essaie à la mise en scène d'un texte théâtral, et pas n'importe lequel: Angels in America, de Tony Kushner, plongée fantastico-réaliste dans les années sida à New York. Dépouillé, raccourci à l'essentiel et brillamment maîtrisé. À voir à Bruxelles, aux Martyrs, après sa création à Lausanne.

Avec Forces, Leslie Mannès chorégraphie un trio de femmes souveraines. La musique dicte rigoureusement la partition des corps tandis que le passé épouse l'anticipation. Radical.

Avec le festival Proximamente, le KVS met en lumière les arts de la scène en Amérique latine, à travers une foule de rendez-vous avec des artistes venus du Brésil, d'Uruguay, du Chili et d'Argentine. En ouverture, le Grupo Krapp, basé à Buenos Aires, proposait Rubios, cocktail absurde et acéré de danse, théâtre, musique et vidéo.

Les compagnies Focus et Chaliwaté s'allient pour livrer une fable sur la fin de notre monde. Créé au Théâtre de Namur avant de partir en tournée, Dimanche entremêle sans paroles les aventures d'une équipe de tournage aux quatre coins d'un monde en perdition et le quotidien d'une famille qui s'écroule. Du grand art.

Etienne Van der Belen raconte seul en scène le chemin véritablement parcouru vers Assise, la ville de saint François. Un voyage promettant en principe une dimension spirituelle, mais qui reste ici très terre à terre.

Dans les détours du Théâtre Océan Nord, Émilie Maréchal et Camille Meynard tissent dans Pattern la toile des figures paternelles. D'un spectacle éclaté, alliant cinéma, installation et théâtre, l'on retient quelques instants forts sur nos liens aux pères.

Le Collectif Mensuel reprend la recette de Blockbuster, l'enrichit et l'applique au destin de l'île de Nauru, exemplaire de ce que l'homme peut faire de pire à son environnement. Après sa création à Liège Sabordage était à l'Eden à Charleroi, dans le cadre d'une tournée belge qui ne fait que commencer.

En nous racontant ses crises -professionnelle et intime-, Jean-Luc Piraux interroge la vie dans Rage dedans tout en se mêlant de la nôtre. Heureusement, ce clown du quotidien le fait avec humour, tendresse et poésie.

Dans Ludum, Anton Lachky prolonge l'atmosphère de son précédent Cartoon, destiné aussi au jeune public, en plongeant ses personnages dans "la réalité virtuelle". Paradoxalement, le nombre de couches a tendance à diluer l'ensemble.

Pendant l'heure de 125 BPM, le duo circassien André Leo exploite toutes les possibilités de la roue Cyr en alternant intensité et légèreté. Et en allant là où on ne l'attend pas. Vraiment balèze.

La chorégraphe Lara Barsacq poursuit son exploration de l'histoire des mythiques Ballets russes en s'attachant à une figure féminine oubliée: Ida Rubinstein, muse de Serge de Diaghilev, interprète scandaleuse de Salomé et commanditaire du Boléro de Ravel. Un hommage prochainement créé dans le cadre de la Biennale de Charleroi danse, vu en pré-générale.

Stadium a mis le feu au public tournaisien. Mohamed El Khatib y met en théâtre les passions et les déchirements d'une cinquantaine de supporters du RC Lens. Il revient bientôt au festival Next, avec La Dispute.

"L'enfer, c'est les autres", écrivait Sartre. Avec No One, la compagnie Still Life crée un huis clos dans une station service et explore, entre gore et humour noir, les bassesses de l'être humain. Le tout sans prononcer un mot. Dark, malin et jouissif.

Présenté prochainement au festival gratuit Les unes fois d'un soir à Huy, Ashes to Ashes déterre la voix d'un témoin de premier plan de l'horreur d'Auschwitz. En utilisant la glaise pour raconter l'irracontable.

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