Après Samedi détente et Unwanted sur les tragédies du conflit rwandais, Dorothée Munyaneza créait aux Écuries de Charleroi Danse Mailles, pièce sombre pour six femmes de la diaspora noire, illuminée par la présence de la chorégraphe.

La Compagnie Dérivation file un coup de jeune à Shakespeare en montant un condensé de Roméo et Juliette, tout juste créé au Théâtre de Namur. Une version qui file à toute allure et qui plaira forcément aux ados.

A quoi ressemblera notre vie dans cent ans, au-delà des catastrophes annoncées? Selma Alaoui se fait pythie et répond à la question dans Science-fictions, utopie futuriste qui parle aussi de la nature du théâtre et du quotidien des comédiens.

Françoise Bloch et ses comédiens jonglent avec les théâtres documentaire et poétique pour parler du ras-le-bol. Tout en relevant subtilement les incohérences menant au burn-out de la société contemporaine, Points de rupture nous réinvite à dire stop.

Présents au Festival Détours, les Bruxellois Oumar Diallo et Djimi Kahunda Kikonda osent dans Kifesh une danse (quasiment) sans musique, rythmée par la respiration et les percussions corporelles. Gonflé et convaincant.

Depuis Londres, le chorégraphe Wim Vandekeybus tentait pour la première fois une performance filmée en direct et visible en temps réel en live streaming. Draw From Within est une vraie prouesse technique, qui se heurte néanmoins à certains obstacles.

Le Rideau fait sa rentrée avec une mise en scène de son directeur en partance, Michael Delaunoy. Après La Ville, ce dernier monte à nouveau un texte de l'écrivain britannique Martin Crimp: Des hommes endormis, un match de catch verbal pour quartet nocturne.

Pour la rentrée de l'Atelier 210, Jean Le Peltier s'intéresse, par l'intermédiaire d'un robot-caillou, à ce drôle d'animal qu'est l'être humain. Son Zoo s'impose comme une fable d'anticipation aussi drôle que douce.

Spectacle post-Covid par excellence, Jonathan place face à face un homme et un androïde pour poser des questions fondamentales sur ce qu'on attend de nos machines dotées d'intelligence artificielle. Et sur ce qui nous distingue d'elles. Bien tapé.

Emmanuel Dekoninck et Gaël Soudron intègrent le plus célèbre héros shakespearien dans un scénario digne des frères -aujourd'hui soeurs- Wachowski. En passant, Le Prince de Danemark démontre par A plus B le rôle du théâtre dans nos existences. Balèze!

Le Royal Festival de Spa, manié et remanié pour cause de Covid, accueillait ce week-end la création du nouveau seul en scène d'Angelo Bison. Da solo, adapté du roman de Nicole Malinconi, retrace le parcours d'un Italien installé en Belgique, en interrogeant les raisons de l'exil et ce qu'il nous reste au crépuscule de notre vie.