Dans un seul en scène passionné et touchant, Corentin Skwara raconte comment il a suivi en tournée The Sonics, groupe pionnier du rock garage lors de leur retour. Tacoma Garage ou l'épopée improbable d'un groupe mythique sans le savoir.

Dans sa conférence-spectacle Éloge de l'altérité, la metteuse en scène Isabelle Pousseur nous partage ces rencontres qui font le théâtre. Théorique en apparence, cette traversée délicate d'un art du partage parvient à faire jaillir la lumière sans cesse renouvelée de la création au crépuscule redouté d'une carrière.

Oleanna de David Mamet bouscule les rapports de pouvoir et de domination. Toute d'ambiguïté, la pièce évite que le dialogue (de sourds souvent) ne sombre dans le manichéisme.

Destiné aux petits à partir de 18 mois, Tiébélé du Théâtre de la Guimbarde emmène en douceur jusqu'au Burkina Faso, à travers la complicité de deux comédiennes qui chantent et dessinent. Un délicieux moment suspendu.

En images, en paroles et en corps, Marie-Aurore D'Awans et Pauline Beugnies reviennent en détail sur ce qui a précédé et a suivi la mort tragique de Mawda, décédée à 2 ans sur l'autoroute E42 à cause d'un tir policier. Éclairant et accablant.

Il fallait l'oser et elle l'a fait. Héloïse Jadoul monte Intérieur, pièce en un acte de Maurice Maeterlinck destinée à l'origine à des marionnettes. En poussant les logiques de l'oeuvre à leur paroxysme, avec un résultat plastique plutôt étourdissant.

La compagnie Dérivation cuisine l'opéra à sa savoureuse sauce, concentrée et épicée, et livre le King Arthur de Purcell en régal pour les plus jeunes. Irrésistible.

Après Platon, Pauline d'Ollone s'attaque à Phèdre. Tout en assumant le meilleur du texte de Jean Racine, Phèdre(s) se voit boosté de quelques éléments de modernité. Une perspective à moitié accomplie.

Après sa création à Avignon, Kingdom, ultime partie de la trilogie d'Anne-Cécile Vandalem sur les rêves perdus, arrive enfin chez nous. Un spectacle ambitieux, terriblement actuel, mais manquant de grandiose par rapport au documentaire qui l'a inspiré.

Après avoir démantibulé l'orthographe dans le brillant La Convivialité, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron appliquent leur formule de conférence décalée et technologiquement interactive pour aborder un sujet maousse costaud: l'école.

Lors de la semaine de la Factory (du 10 au 18 septembre), festival liégeois de créations théâtrales en gestation, le public a pu voir qu'à la crise ont survécu l'envie et le besoin des jeunes artistes de questionner notre monde. Retour sur quelques représentations et promesses à voir prochainement.

Dans Auteur inconnu, la comédienne Anaïs Moreau passe sa vie à rebours pour analyser comment cette nuit où sa première relation sexuelle s'est déroulée sans son consentement, à 16 ans, a fait basculer son existence.

Alors que les procès des attentats de Paris et de Bruxelles ont débuté ou approchent, Mon fils, ce démon traduit l'impuissance d'un père et d'une mère face à l'acte inexpliqué de leur enfant.

Quasiment dix ans après la création de Nourrir l'humanité c'est un métier, Charles Culot et Alexis Garcia nous remettent le nez dans notre assiette en donnant la parole à des agriculteurs. Un Acte 2 secouant et incontournable!

Au festival liégeois Scènes d'été, l'Italien Alessandro Serra présente sa version de Macbeth: Macbettu, soit le classique shakespearien transposé dans la rude Sardaigne. Plastiquement et auditivement impressionnant!