Quand le public entre dans la salle, c'est l'effervescence. Sur le plateau à deux niveaux, on s'échauffe pour les scènes de combat, on répète le texte, on donne les dernières consignes de mise en scène, on règle la caméra, on passe un dernier coup d'aspirateur... Bienvenue sur le tournage du nouveau film de Jackie Chan, Chinese Zodiac, dans les studios de "l'Hollywood chinois", où l'on sait quand la journée commence mais pas quand elle finit. Pas de limitation légale de la durée des journées de travail ici.

C'est une expérience inhabituelle et dépaysante qu'a pu faire, dans la vraie vie, Rosario Amedeo, acteur belge né dans le Borinage et descendant d'immigrés italiens (lire aussi notre article), en étant choisi pour jouer dans une superproduction sino-hongkongaise. Et c'est cette histoire qu'il va raconter, pas seul sur scène, mais seul à prendre la parole, retraçant avec une bonne dose d'autodérision les péripéties qui l'ont mené jusqu'à ce plateau de tournage à Pékin. Mais aussi ce qui a suivi, les bas alternant souvent avec les hauts dans le métier de comédien.

À ce récit au départ intimiste, la mise en scène de Jean-Michel Van den Eeyden donne l'ampleur d'un vrai show, avec le soutien de la vidéo sur écran géant et le renfort acrobatique et combattif de Siam De Muylder et Emilie Guillaume (qui a par ailleurs chorégraphié les combats du Peter Pan du Parc dont nous parlions récemment). Mais l'action et l'humour font aussi place à d'autres émotions, quand se raconte, autour d'un piano blanc, l'enfance près de la nonna et les rêves brisés des parents, ou le retour aux racines, livré en dialecte sicilien. D'un bout à l'autre des souvenirs, Rosario Amadeo assure, filant souplement comme ses doigts sur le clavier.

Jackie Chan et moi: jusqu'au 27 novembre aux Écuries, à Charleroi; du 10 au 17 mars 2022 au Théâtre Varia, à Bruxelles.

Quand le public entre dans la salle, c'est l'effervescence. Sur le plateau à deux niveaux, on s'échauffe pour les scènes de combat, on répète le texte, on donne les dernières consignes de mise en scène, on règle la caméra, on passe un dernier coup d'aspirateur... Bienvenue sur le tournage du nouveau film de Jackie Chan, Chinese Zodiac, dans les studios de "l'Hollywood chinois", où l'on sait quand la journée commence mais pas quand elle finit. Pas de limitation légale de la durée des journées de travail ici. C'est une expérience inhabituelle et dépaysante qu'a pu faire, dans la vraie vie, Rosario Amedeo, acteur belge né dans le Borinage et descendant d'immigrés italiens (lire aussi notre article), en étant choisi pour jouer dans une superproduction sino-hongkongaise. Et c'est cette histoire qu'il va raconter, pas seul sur scène, mais seul à prendre la parole, retraçant avec une bonne dose d'autodérision les péripéties qui l'ont mené jusqu'à ce plateau de tournage à Pékin. Mais aussi ce qui a suivi, les bas alternant souvent avec les hauts dans le métier de comédien.À ce récit au départ intimiste, la mise en scène de Jean-Michel Van den Eeyden donne l'ampleur d'un vrai show, avec le soutien de la vidéo sur écran géant et le renfort acrobatique et combattif de Siam De Muylder et Emilie Guillaume (qui a par ailleurs chorégraphié les combats du Peter Pan du Parc dont nous parlions récemment). Mais l'action et l'humour font aussi place à d'autres émotions, quand se raconte, autour d'un piano blanc, l'enfance près de la nonna et les rêves brisés des parents, ou le retour aux racines, livré en dialecte sicilien. D'un bout à l'autre des souvenirs, Rosario Amadeo assure, filant souplement comme ses doigts sur le clavier.