Concours Circuit | À la découverte du rock dur d’Ice Sealed Eyes

© DR

Durant dix jours, Focus dresse le portrait des dix demi-finalistes du Concours Circuit. Aujourd’hui, découvrez Ice Sealed Eyes, représenté pour l’occasion par son batteur Virgile, un groupe de newcore bruxellois qui va assurément rassasier tous les headbangers du concours.

Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? 

On est un groupe formé en 2019 et composé de Noé, le chanteur, de deux guitaristes, Matthias et Cyril, d’un bassiste, Vincent et quant à moi je suis le batteur. On est originaires d’un peu partout en Belgique (Wavre, Incourt, Louvain-la-Neuve, Charleroi et Bruxelles) donc pour rassembler on dit qu’on vient de Bruxelles. 

Ice Sealed Eyes, ça vient d’où ?

On a eu une réflexion qui était, et qui est toujours, écologique, même si on n’est pas particulièrement engagés là-dessus.Ice Sealed Eyes, ça veut dire les yeux scellés par la glace. On voulait dire par là que les gens sont aveugles par rapport à tout ce qui se passe, notamment avec l’environnement. Mais le jour où la glace fondra, ils vont devoir ouvrir les yeux et faire face à la vérité. 

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C’est quand la première fois que vous avez été introduits à la musique ? C’est quoi votre background musical ? 

Il est un peu différent par rapport à chaque personne du groupe. Noé, pour sa part, est batteur et avait déjà quelques groupes et est parallèlement ingénieur du son, donc il a une certaine connaissance de comment tout fonctionne. Pour Mathias, Vincent et Cyril, c’est le premier groupe. La petite histoire, c’est que Vincent, Cyril et moi étions au cabaret lorsqu’on était petits et c’est comme ça que ça a commencé. Notre première scène ensemble c’était en humanités, à jouer du Metallica et du Nirvana.  

Comment le groupe s’est-il formé ? 

C’est le gros cliché des groupes comme ceux-ci. On s’est rencontrés à l’école, il y avait un spectacle d’école qui recherchait des musiciens et on a fini par se trouver comme ça. De base, Cyril et Vincent voulaient faire un groupe de rock dur. On a donc commencé à jouer ensemble. Avec le temps, on avait besoin d’un chanteur et d’autres choses mais on ne savait pas trop comment faire pour que ça devienne vraiment sérieux. Du coup on a fait quelques covers et quand on était certains que l’on voulait se lancer sur des compositions, on a cherché le chanteur, Noé, qu’on a trouvé via une annonce. On s’est tout de suite bien entendus, on a travaillé ensemble et notre son a évolué. Entretemps, Mathias a rejoint le groupe et ensuite on a sorti notre premier EP.

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Pour les gens qui ne vous connaîtraient pas, comment décrirais-tu votre projet ? 

L’appellation utilisée par les plateformes plus accessibles en général, je pense que c’est du rock dur. On ne dit pas métal, car de notre point de vue, ça donne lieu à des stéréotypes assez forts et on a envie d’éviter de se mettre dans ces cases-là. On essaye d’être assez libres dans nos compos. Si vous écoutez, il y a des vagues assez ambiantes, d’autres assez violentes, des couplets très calmes, des ambiances plus mélodiques… On veut mélanger ce qui nous plaît. C’est pour ça qu’on n’a jamais réussi à se situer dans le paysage du rock dur. Ce qui s’en rapproche le plus c’est le metalcore, mais de nouveau il y a des stéréotypes. Si on devait vraiment mettre un nom, ce serait du new core ou de l’ambient core. Du moment qu’il y a core dedans (rires). 

Vous avez déjà sorti des singles, des EP ou albums ?

Oui, on a sorti un EP, Solitude et on sort un nouveau single dans un mois. Et derrière on a un nouvel EP en cours de mix. 

Quelles sont vos inspirations majeures ? 

Elles se situent principalement du côté du metalcore australien. C’est un endroit où ce qui est fait nous fascine. Pour donner des noms, il y a Thornhill, Northlane, Loathe… Durant toute une époque, on aimait beaucoup While She Sleeps aussi, maintenant on essaye un peu de s’en détacher. Après, ça part un peu plus dans tous les sens maintenant, mais c’étaient les bases.

En dehors de votre projet, lequel serait votre favori parmi les demi-finalistes du Concours Circuit ?

On a tous la sensation que Jean-Paul Groove a un énorme potentiel. On a déjà vu quelques concerts d’eux, on les connaissait déjà avant et ils sont très bons. Je dirais aussi Eosine aussi, qui ont un vrai truc. Mais ce que j’aime bien dans cette sélection, c’est qu’il y a énormément de diversité et je peux avoir plusieurs favoris sans mettre personne de côté. Humainement parlant, on a presque rencontré tout le monde et c’est incroyable à quel point tout le monde est adorable et passionné et ça procure beaucoup de bonheur. L’aspect concours, c’est limite le truc qui attriste un peu les choses parce qu’on a juste envie d’aller discuter avec les autres et se rencontrer. 

Ça représente quoi pour vous le Concours Circuit ? 

On ne pensait pas du tout être pris de base. On n’avait pas en tête que ça allait être jouable en tant que groupe de rock dur. Avant, il y avait le programme “loud”, mais maintenant qu’il n’existe plus, on ne se voyait pas passer avec une sélection pareille. Du coup, on s’est dit qu’on donnait tout, qu’il y avait des gens qui ont cru en nous à un moment donné et qu’il ne fallait rien lâcher. Ça représente beaucoup niveau moral et niveau envie. On a encore plus la dalle (rires). 

Ice Sealed Eyes est à retrouver en demi-finale du Concours Circuit au Rockerill (Charleroi) le 28 octobre. Avec Atheris, Aziza, Tom Franck et Jean-Paul Groove.

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