Critique | Séries/Télé

Blood, Sex & Royalty: un docu-fiction rock et glamour

3,0 / 5
© netflix
3,0 / 5

Titre - Blood, Sex & Royalty

Genre - Docufiction

Réalisateur-trice - Francesca Forristal

Quand et où - sur Netflix

Année - 2022

Casting - Amy James-Kelly, Max Parker, Adam Astill.

La minisérie Blood, Sex & Royalty secoue le récit de la relation entre Anne Boleyn et Henry VIII. Une leçon d’Histoire… rafraîchissante.

Tiens donc, en voilà un objet original: entre documentaire et fiction, les créateurs de cette minisérie ont décidé de ne pas choisir. Ce n’est pas nouveau, cela s’appelle un docu-fiction… Oui, mais cette fois, l’ambiance générale n’y est pas si sérieuse qu’on y frise l’ennui. On l’avait saisi dès le trailer: restituer des faits historiques à la sauce rock et glamour, pour ne pas dire carrément au soufre, voilà le pari de Netflix. Encore fallait-il choisir le bon morceau d’Histoire. Avec la tumultueuse relation entre Henry VIII (Max Parker, un brin monolithique) et Anne Boleyn (Amy James-Kelly, de Coronation Street, excellente), nul doute qu’ils ont tapé dans le mille. Malgré une attraction réciproque, Anne refuse les avances du roi Henry -il est officiellement marié, et Anne, sorte de pionnière du féminisme, a de plus hautes ambitions que de ne devenir qu’une de ses nombreuses maîtresses. Même si tout semble les opposer, ils finiront par se marier, et tant pis si Henry doit bannir le catholicisme du royaume pour l’occasion… Spoiler? Mais non, c’est de l’Histoire.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Comme le promettait le trailer, la réalisation est pêchue. Avec ses scènes torrides et sa bande-son anachronique, Blood, Sex & Royalty, c’est un peu The Tudors avec un soupçon du Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Les intervenants sont au diapason, et l’un d’eux parlera, au sujet d’une sorte de G7 de l’époque, de “Woodstock sous stéroïdes. C’est d’ailleurs ce qui surprend le plus: en guise de caution historique sérieuse, différents historiens se relaient entre les scènes pour expliquer et valider les dires des personnages. La série est plaisante à regarder (et on en apprend beaucoup), mais on a tendance à penser qu’elle aurait bien plus séduit si ses créateurs s’en étaient tenus à une simple fiction basée sur des faits historiques sans intervenants… Reste une leçon d’Histoire rafraîchissante, bien éloignée des vieux livres austères.

Partner Content