T-shirt stories

28/06/11 à 10:06 - Mise à jour à 10:06

Pas spécialement folichon au niveau contenu, ce documentaire nous permet pourtant d'accéder à quelques anecdotes sur ce tissu dans le vent.

T-shirt stories, documentaire de Dimitri Pailhe et Julien Potart.

Ce jeudi 30 juin à 20h45 sur Be 1.

T-shirt stories

© BeTV

Sur la forme, forcément, ce documentaire claque. Rythmé, coloré, monté comme un clip, sonorisé par le groupe rémois The Shoes (connu, ironiquement, pour son clip à regarder les yeux fermés), il est à l'image de son sujet: pop. Sur le fond, en revanche... Que dire qu'on ne sache déjà sur l'icône des vestiaires contemporains? Que montrer qui n'ait jamais été vu? Peut-être ce magazine suédois, le T-Post, qui envoie toutes les 6 semaines à ses abonnés une édition imprimée à l'intérieur d'un t-shirt -à lire et à raconter à ses amis une fois porté, donc. Au-delà de la mise en lumière de quelques initiatives rigolotes et astucieuses, T-shirt stories est un simple melting-pot d'anecdotes et de références historiques, qui brasse des témoins par dizaines, du patron de la hype Pedro Winter à l'artiste underground américain Daniel Johnston devenu superstar quand Kurt Cobain a porté un t-shirt à l'effigie de son Hi, how are you. Appréhendé comme un porte-logo plutôt que comme une pièce de vêtement, davantage étudié pour sa composante "politique" que dans sa dimension esthétique, l'objet de ce petit film des Français Dimitri Pailhe et Julien Potart est né à la fin du XIXe siècle au sein de l'armée américaine, où il faisait figure de sous-vêtement réglementaire. De tricot de peau à cacher à vitrine modeuse de poitrail il n'y a qu'un pas, franchi par des comédiens comme James Dean, qui pour le même prix aurait très bien pu donner ses lettres de noblesse branchée au slip kangourou ou à la jupe-culotte. Uniforme hip hop, rock, skate, surf (...), le t-shirt est toutefois assorti d'un certain nombre de commandements à l'attention de son porteur. Le hipster Gavin McInnes les rappelle opportunément: arrêter les t-shirts à l'effigie de groupes de musique après 40 ans, pas de paquet de clopes dans la manche, le col en V donne l'air d'un gigolo... C'est toujours ça de pris sur le mauvais goût.

Myriam Leroy

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