Sons of Anarchy, saison 2

01/10/10 à 08:13 - Mise à jour à 08:13

SAMCRO revient pour une saison 2 tout aussi passionnante que la première, une main sur l'accélérateur de la Harley, l'autre sur le flingue.

Sons of Anarchy, saison 2

© Be TV

Le rideau de la première saison était tombé sur un final à couper le souffle, entérinant la dimension quasi mythologique de la série, tragédie shakespearienne aux forts relents psychanalytiques.

Dans les allées blêmes d'un cimetière semblant sceller la mort des vieux idéaux du clan, Jax Teller, le fils spirituel, tournait (pour de bon?) le dos à Clay Morrow, patriarche fautif rivé à la tête de SAMCRO, club de motards rebelles recyclant dans le trafic d'armes des lambeaux de rêves déçus. Pour un appel au changement voué, semblait-il, à se solder par un véritable choc des titans... que l'ouverture de cette seconde saison s'empresse pourtant de désamorcer.

C'est que le danger vient désormais d'ailleurs: de la Ligue des Nationalistes Américains, en l'occurrence, groupuscule fasciste aux puissantes ramifications bien décidé à laver plus blanc que blanc dans le bled de Charming et ses environs. Pour le bien du club, Jax ravale sa fierté et sa haine: il s'agit de faire bloc. Mais jusque quand?

Bombe à retardement

Des néo-nazis retors (dont un Henry Rollins tétanisant de crédibilité), un viol collectif ignominieux perpétré sur la figure matriarcale du clan, des dissensions internes confinant à une guerre des tranchées: le cocktail (molotov) s'avère d'autant plus explosif que Kurt Sutter, le créateur, prend son temps pour allumer véritablement la mèche, multipliant les jets d'huile sur le feu tout en remettant encore et toujours à plus tard le grand incendie. Dans Sons of Anarchy, en effet, la vengeance est un plat qui se mange froid. Comme il se doit. A l'heure du grand festin, ses blousons noirs de convives n'en affichent pas moins invariablement un appétit proprement carnassier. Hell yeah!

Sons of Anarchy, 20.45 sur Be Séries.

Une série FX créée par Kurt Sutter, avec Ron Perlman, Charlie Hunnam, Katey Sagal.

Nicolas Clément

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