Simple

03/05/11 à 09:17 - Mise à jour à 09:17

A la mort de ses parents, Kleber se retrouve à devoir gérer son frère, Simple, 26 ans mais 3 d'âge mental. Poursuivant ses études à Toulouse, Kleber réussit à trouver une colocation pour lui et son frangin. Comment concilier les études, la vie amoureuse de Kleber, les contraintes de la vie en société et le bien-être de Simple, imprévisible au quotidien, à la franchise redoutable et aux limites imprécises?

Simple

© Jacques Morell France2

Au départ, il y a la perplexité. D'entamer un téléfilm centré sur un déficient mental, après Rain Man, I am Sam et les autres. Puis d'apercevoir au scénario notre compatriote Jean-Luc Goossens, dont les dernières productions nous avaient laissés un brin interdits, voire carrément de marbre. Et bien, bonne surprise dans les chaumières: cette fiction adaptée par Ivan Calbérac (Irène, On va s'aimer...) d'un roman de Marie-Aude Murail s'en tire avec les honneurs, et remplit dignement son cahier des charges. Même s'il ne se passe pas grand-chose, même si les 90 minutes imparties à l'exercice paraissent bien maigres, même si l'ensemble goûte un peu le Vittel-grenadine: désaltérant, mais un peu fade.

Kleber et Simple perdent leur maman dans un accident de voiture. Simple, comme son surnom l'indique, a grosso modo 3 ans d'âge mental dans une enveloppe corporelle de jeune homme. Privé de parents, Kleber va devoir prendre en charge son frangin handicapé, alors même qu'il démarre des études universitaires à Toulouse, où il se dégote tant bien que mal une colocation mouvementée.

La chronique de cette nouvelle vie est dépeinte de manière plutôt sensible avec des acteurs qui, une fois n'est pas coutume pour un téléfilm français, sonnent souvent juste. Forcément, on retiendra la prestation de Bastien Bouillon en simple d'esprit: s'il ne s'offre pas un ticket direct pour les annales, le jeune comédien réussit à crédibiliser son personnage. A ses côtés, on remarquera notamment la sublime et rayonnante Valentine Catzéflis, qui colore Simple de ses irrésistibles regards. C'est déjà ça.

Simple, 20.35 sur France 2.

Téléfilm d'Ivan Calbérac, avec Bastien Bouillon, Julien Drion, Michel Aumont.

Guy Verstraeten

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